Le nucléaire espagnol veut durer 60 ans

Le 20 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'Espagne exploite 8 réacteurs.
L'Espagne exploite 8 réacteurs.

EDF n’est pas seul à vouloir allonger à 60 ans la durée de vie de ses réacteurs nucléaires. Voilà des années que le régulateur américain du nucléaire civil (la NRC) délivre de telles autorisations. Actuellement, 71 des 104 réacteurs en service, outre-Atlantique, sont certifiés «sixty years». Et 19 autres demandes sont en cours d’instruction.

En France, EDF a préparé un programme industriel pour suivre l’exemple américain. Lequel devra être adapté au post-Fukushima pour que le principe de l’allongement de la durée de vie des centrales (qui selon la loi française ne pourra être supérieur à 10 années chaque fois) soit accepté par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Les exploitants espagnols n’en sont pas encore là. Contrairement à l’administration socialiste, le nouveau gouvernement conservateur n’entend pas accélérer la fermeture des 8 tranches, qui produisent environ 20% de l’électricité d’outre-Pyrénées. D’où un lobbying accru du secteur électrique pour allonger la durée de vie des réacteurs que le Consejo de Seguridad Nuclear (CSN, l’autorité de sûreté) entend, en général, limiter à 40 ans.

La semaine passée, le secteur nucléaire espagnol a organisé un grand raout pour rappeler ses positions. Pour la présidente du Forum de l’industrie nucléaire, María Teresa Domínguez, l’allongement de la durée de vie des centrales faciliterait la programmation des investissements des électriciens.

De plus, ajoutent les membres du Forum, une telle décision permettrait «de sécuriser l’approvisionnement électrique national, de réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère et de développer l’industrie et les technologies». Sans compter tous les bénéfices sociétaux. «Pour chaque euro investi dans une centrale, c’est 3 ou 4 euros générés pour l’économie locale, provinciale, régionale ou nationale», explique María Teresa Domínguez.

Des arguments qui pourraient convaincre les autorités d’un royaume où le chômage frappe 24,3% de la population active.



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