Le nucléaire américain peut mieux faire

Le 16 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Fukushima aura eu une heureuse conséquence: que les exploitants du monde entier auditent la sûreté de leurs installations. Et les premiers retours sont loin d’être satisfaisants.
 
Suite à la catastrophe du 11 mars, l’autorité de sûreté nucléaire américaine avait ordonné à ses inspecteurs de vérifier que les 104 réacteurs n’étaient pas vulnérables à une panne d’électricité ou à une rupture d’alimentation d’eau, voire aux deux phénomènes à la fois.
 
Lesdits inspecteurs étant affectés à chacune des 65 centrales nucléaires, l’opération a été rondement menée. Et dès vendredi 13 mai, la Nuclear Regulatory Commission (NRC) a pu présenter un tout premier bilan de ses inspections. «Nos inspecteurs ont trouvé que tous les réacteurs résisteraient même si leurs systèmes de sûreté normaux étaient affectés par un événement extrême», a indiqué Eric Leeds, dans un communiqué. Le directeur du bureau du contrôle des réacteurs de la NRC a toutefois précisé que des problèmes existaient dans un tiers du parc nucléaire américain.
 
Les limiers de la NRC ont ainsi repéré des pompes de secours qui ne démarrent pas ou incapables de pomper le volume d’eau prévu. Ailleurs, c’était les réserves de gazole des pompes de secours qui avaient été siphonnées. Des matériels destinés à la protection contre les crues sont parfois stockés en zone inondable.
 
Un constat partagé par Edward Markey. Parallèlement aux investigations de la NRC, le député démocrate du Massachusetts a mené sa propre enquête sur la sûreté nucléaire. Dans son rapport, ce spécialiste des questions énergétiques fustige le mauvais état des groupes électrogènes de secours, l’absence de fourniture d’électricité de secours dans les piscines de stockage de combustibles usés, l’absence d’inhibiteurs d’hydrogène dans les bâtiments réacteurs et ceux abritant les piscines. Sans oublier l’inadéquation de la réglementation sismique américaine avec les événements du 11 mars.
 
Le 5 mai, l'Inspection suisse de la sécurité nucléaire (IFSN) a rendu publics les résultats du stress test des 4 centrales en service dans la Confédération. L’audit avait montré l’absence d’alimentation en eau de secours pour la centrale Mühleberg. Une centrale dont le système de refroidissement de la piscine des assemblages combustibles est insuffisamment protégé contre les séismes et les inondations [dans le JDLE].


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