Le nucléaire à Flamanville, c’est stop et encore?

Le 30 mai 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'EPR de Flamanville démarrera-t-il en 2018?
L'EPR de Flamanville démarrera-t-il en 2018?
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La centrale normande connaît toujours quelques problèmes.

 

Plus que quelques semaines de patience. Les experts de la direction régionale de Caen de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) planchaient, ce mardi 30 mai, devant les membres de la commission locale d’information de Flamanville (Manche).

L’occasion notamment de dresser le bilan du nucléaire normand, mais aussi de faire le point sur les dossiers de la centrale atomique locale: Flamanville.

5 blessés

Le premier concerne les suites de l’incident survenu au début de l’année sur la première tranche. Le 9 février dernier, une violente détonation a provoqué un incendie dans la salle des machines du réacteur n°1. Une demi-douzaine de techniciens avaient été intoxiqués par les fumées.

Concurrence. EDF peut racheter la division réacteurs d’Areva. La Commission européenne a autorisé, ce mardi, le projet de rachat par EDF de New NP, l'activité relative aux réacteurs nucléaires du groupe Areva, en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations. Bruxelles estime que l'opération ne soulèvera pas de problèmes de concurrence. EDF projette de racheter entre 51% et 75% du capital de New NP.

Initialement, le redémarrage était prévu pour le 31 mars, avant d’être repoussé de deux mois. L’arrêt est, cette fois, prolongé jusqu’au 11 juin. Un jour d’arrêt d’un réacteur coûte environ 1 million d’euros de manque à gagner pour EDF.
 

Autre sujet de taille, l’EPR. Le réacteur expérimental est en cours de construction sur le site cotentinois depuis 10 ans. Sa mise en service est prévue pour la fin de 2018.

En avril 2015, Areva détectait une concentration anormale de carbone dans l’acier de la cuve du futur troisième réacteur de Flamanville. Une anomalie susceptible de causer de nouveaux retards dans la construction de la centrale. Au cours de la réunion de ce matin, l’ASN a annoncé qu’elle prendrait position au début du mois de juillet sur le devenir de cette pièce essentielle.

1.600 essais

En novembre dernier, Xavier Ursat se voulait confiant: «Nous avons réalisé 1.600 essais sur des pièces sacrifiées représentatives de celles qui ont été mises en cause. 90% des résultats sont disponibles et conformes aux préconisations de l’ASN», affirmait le directeur exécutif d’EDF chargé de l’ingénierie et des nouveaux projets nucléaires.



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