Le nouveau potentiel photovoltaïque français est avancé

Le 24 mai 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il n'y a pas que les champs où installer des centrales photovoltaïques.
Il n'y a pas que les champs où installer des centrales photovoltaïques.
INRA

Sur les seuls sites ‘délaissés’, la France pourrait mettre en service jusqu’à 53 GWc.

 

Le solaire a rendez-vous avec les sols artificialisés. En l’état actuel, la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit que le parc de production d’électricité tricolore pourrait compter jusqu’à 20 gigawatts crête (GWc) en 2023: trois fois plus qu’en 2018. Il en faudra de la place pour installer ces millions de panneaux. A force de les artificialiser, les sols commencent à manquer. Raison pour laquelle le gouvernement renforce ses moyens pour réduire le bétonnage. Dans les appels d’offres, la priorité est donc donnée aux centrales solaires situées en toitures ou dans les terrains «délaissés ou artificialisés».

bases aériennes et friches

Question: combien reste-t-il de ces terrains trop sales pour être lotis? L’Ademe[1] a procédé à cette évaluation. Dans un rapport publié ce vendredi 24 mai, le bras séculier du ministère estime que les anciennes carrières, bases aériennes et autres friches industrielles pourraient accueillir jusqu’à 53 GWc de capacités photovoltaïques supplémentaires, «répartis à 93% sur les terrains délaissés et à 7% sur les parkings».

17.764 sites

Pour arriver à ce résultat, les consultants mandatés par l’Ademe ont croisé les informations des bases de données des sites pollués (Basol) et des parkings. Au total, plus de 300.000 sites correspondaient aux besoins. Chiffre réduit à 17.764 une fois appliquées des contraintes. Les sites les plus fréquents sont d’anciens dépôts d’hydrocarbures, d’anciennes ZAC, des ateliers de mécanique et d’anciennes décharges.

Ce gisement est relativement bien réparti. 74 des 97 départements disposent d’un gisement supérieur à 100 MWc, notamment en Ile-de-France, en Gironde, et dans les anciennes régions minières du nord et de l’est. La grande majorité des sites pourront abriter des installations dont la puissance unitaire oscille entre 0,5 et 2,5 MWc.



[1] Ademe: Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

 



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