Le nombre de voitures administratives va diminuer

Le 19 octobre 2004 par Christine Sévillano
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Le ministre de la fonction publique veut enrayer l’extension du parc automobile de la fonction publique pour des raisons budgétaires et environnementales.

Renaud Dutreil, le ministre chargé de la fonction publique, a annoncé son intention de réduire le nombre de véhicules de l'administration de 20 %. Un rapport de l'inspection générale des finances a signalé que le parc automobile des services de l'Etat avait cru d'un tiers entre 1996 et 2004. Il s'établit à 142 000 véhicules et à des dépenses annuelles de 530 millions d'euros (sans les frais de garage). Outre l'économie budgétaire qu'une réduction du parc génère, son ministère se veut aussi exemplaire. Le ministre estime que les fonctionnaires doivent prendre davantage les transports en commun et utiliser des véhicules propres. D'autant plus que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (LAURE) du 30 décembre 1996 oblige les administrations à se doter de 20% de véhicules électriques ou au GPL. Aujourd'hui, ils ne représentent que 2 % de leur flotte. L'augmentation de la flotte s'explique par un usage de plus en plus privatif des véhicules. 71 % des voitures sont utilisées par les fonctionnaires pour des trajets entre le bureau et le domicile. Habituellement, la voiture de fonction est réservée aux ministres et aux préfets. Affectés au déplacement domicile-travail, ces véhicules font en moyenne 15000 kilomètres par an et sont donc peu renouvelés. L'âge moyen du parc administratif s'élevait à 5,7 ans en 1996, contre 6,1 actuellement. En outre, la proportion des véhicules diesel est passée de 35 % à 42 %. Conséquence : les voitures de l'Etat coûtent cher en entretien et polluent beaucoup.

La diminution du parc portera en priorité sur Paris, qui bénéficie de transports en commun plus développés. Le ministre demande également la vente des véhicules de plus de 8 ans. Renaud Dutreil réfléchit aussi à la mise en place des systèmes de remboursement partiel des titres de transports dans les grandes agglomérations. D'autres pistes sont à l'étude pour inciter à vendre les véhicules sans que le produit de cette vente ne vienne obligatoirement compenser une partie du déficit budgétaire, comme c'est souvent le cas lorsqu'une voiture est revendue. L'utilisation personnelle des véhicules pourrait être bientôt reconnue dans l'administration. Les fonctionnaires seraient alors soumis à la même fiscalité des avantages en nature que les employés du privé. Cet aspect serait dissuasif et inciterait à prendre les transports collectifs. Le ministère souhaite que l'administration tienne ses engagements de 20 % de véhicules propres, voire plus si possible.


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