Le New Jersey ne veut plus de quotas

Le 27 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les Etats-Unis continuent de montrer au monde leur faible appétence à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Après les reculades de l’Agence de protection de l’environnement (EPA, selon l’acronyme anglais), c’est au tour du New Jersey.
 
Au cours d’une conférence de presse, jeudi 26 mai, le gouverneur républicain Chris Christie a annoncé qu’il entendait retirer le New Jersey de la Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI), le premier marché nord-américain de quotas d’émission de CO2.
 
Pour expliquer sa démarche, le possible candidat du GOP à l’élection présidentielle de 2012, a affirmé que la RGGI ne jouait aucun rôle dans la baisse du bilan carbone de l’Etat. «La RGGI ne fait rien de plus que d’imposer davantage notre électricité, nos citoyens, nos entreprises, sans produire d’effets discernables ou mesurables sur notre environnement», indique-t-il.
 
Pour l’ancien lobbyiste (il eut l’électricien local parmi ses clients), la baisse des rejets carbonés des électriciens locaux n’est pas imputable au marché de quotas mais au fait qu’ils ont, pour beaucoup d’entre eux, remplacé leur chaudière au charbon par une installation au gaz naturel. Or l’un des buts de ce type de dispositif est précisément, en donnant un prix au carbone, d’inciter les émetteurs à opter pour les technologies «bas carbone».
 
Chris Christie n’a rien dit non plus sur les effets de la crise économique qui a sensiblement ralenti l’activité industrielle ces dernières années. Ni sur le fait qu’il a employé 65 millions de dollars (45,61 millions d’euros), générés par les enchères de quotas, pour réduire son déficit budgétaire de l’année passée.
 
Dans un communiqué, la RGGI rappelle que les ventes de quotas aux enchères ont généré 700 millions $ (491,22 millions €), ces trois dernières années, que les 10 Etats participants ont utilisé pour financer des opérations de maitrise de la demande d’électricité ou des fermes photovoltaïques.
 
Lancée en 2007, la RGGI implique les Etats du Connecticut, Delaware, Maine, Maryland, Massachusetts, New Hampshire, New Jersey, New York, Rhode Island et du Vermont.
 
Unique en Amérique du Nord, ce programme oblige tous les exploitants d’installation de production d’électricité de plus de 25 mégawatts à réduire leurs émissions de CO2 de 10% entre 2009 et 2018.
 

Régulièrement, chacun des 10 Etats membres met (un peu moins à chaque fois) aux enchères des quotas que les électriciens acquièrent pour respecter leurs engagements. Avec le produit de ces ventes, les Etats financent des programmes d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables  



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus