Le mystère du nuage toxique du Sussex perdure

Le 30 août 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En bas, à gauche, un panache de fumée suspect.
En bas, à gauche, un panache de fumée suspect.
Neodaas

150 personnes ont été intoxiquées, dimanche, sur les plages du Sussex par un nuage toxique d’origine inconnue. Seule certitude des enquêteurs: la pollution vient de la mer.


Dimanche 27 août, il faisait beau et chaud sur les plages de galets blancs du Sussex (sud de l’Angleterre). En cette veille du Banking Day, des milliers de Britanniques profitaient des bienfaits du soleil et des eaux fraîches du Channel. En fin d’après-midi, c’est le drame. Peu avant 17 heures, au pied des falaises de calcaires, un nuage blanc venu de la mer enveloppe les vacanciers. Des dizaines de personnes sont prises de vomissements, de troubles de la vision et d’irritation du système respiratoire. Les témoins disent sentir une odeur proche de celle du chlore ou de plastique brûlé. Les pompiers du Sussex démentent la présence dans l’air d’un gaz chloré.

Décontamination totale

La police a rapidement fait évacuer les lieux. Les services de secours ont pris en charge 150 personnes intoxiquées. Devant l’incapacité des urgentistes à déterminer la cause exacte des troubles, des dizaines de personnes ont subi une décontamination chimique totale. Précaution qui s’est révélée, par la suite, superflue.

La Normandie innocentée

D’où vient ce nuage et quelle en est la composition? Deux réponses auxquelles les autorités britanniques apportent encore peu de réponses définitives. Compte tenu des conditions climatiques et de l’orientation des (faibles) vents, le nuage toxique est nécessairement venu de la mer, mais n’a pas franchi le détroit. Les industriels normands sont hors de cause. En 2013, un incident semblable avait pour origine un rejet accidentel d’une usine chimique rouennaise. Ce n’est pas le cas cette fois-ci. Reste l’hypothèse marine.

Ozone, chlore, plastique

Les systèmes d’analyse de la qualité de l’air restent dans le flou. Deux stations situées à proximité de la plage de Birling Gap ont mis en évidence un quadruplement soudain de la concentration d’ozone (qui est passée de 30 à 120 ppb/m3), rapporte The Guardian. De quoi décontenancer les spécialistes. L’ozone ne sent pas le chlore ni le plastique brulé. De plus, ce gaz irritant est le produit de réactions photochimiques, faisant suite à l’émission d’oxydes d’azote (NOx). Une émission directe par une cheminée quelconque de NOx ne peut pas former de l’ozone en quelques minutes: trop court.

Panache de fumée

Neodaas a peut-être trouvé un début de solution. La société d’imagerie par satellite a publié, dès dimanche, une série d’images montrant un imposant panache de fumée, probablement émis par un navire, non identifié à ce jour. Les autorités locales ont constitué un groupe réunissant des experts des agences concernées. L’enquête suit son cours.



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