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Le mystère du méthane enfin expliqué

Le 29 septembre 2006 par Enerpresse
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Puissant gaz à effet de serre (son pouvoir de réchauffement global (PRG) est 23 fois supérieur à celui du gaz carbonique), le méthane intriguait depuis longtemps les scientifiques.

En effet, voilà de nombreuses années que les concentrations dans l'atmosphère du gaz naturel sont stables, alors que la production et l'utilisation du méthane ne cessent de croître. Selon les résultats de travaux publiés par une équipe internationale, dirigée par Philippe Bousquet, du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE, laboratoire conjoint CEA-CNRS-université de Saint-Quentin) et publiés hier dans Nature, le mystère semble enfin s'éclaircir.

Le déclin observé dans les années 1990 s'explique notamment par la chute brutale de la production industrielle et minière des pays du bloc communiste. Mais, d'après les mesures effectuées dans 68 stations réparties sur la planète, les rejets anthropiques de méthane ont recommencé à progresser à la fin de cette décennie, sans pour autant que la concentration de CH4 n'augmente dans l'atmosphère.

En fait, cette croissance a été largement «compensée» par une réductions des émissions naturelles de méthane. En effet, durant la décennie 1990, environ 5% des terres inondées -marais, rizières, par exemple- ont été asséchés naturellement (sécheresses) ou à la suite de l'action de l'homme (drainage). Or, ces zones humides sont de grandes productrices de méthane.

L'autre grande surprise est la prédominance des rejets de gaz naturel effectués par les marais. Jusqu'à présent, les scientifiques estimaient que les plus grands émetteurs naturels de méthane étaient les feux de forêts ou de brousse. Les résultats de l'étude ne sont pas forcément une bonne nouvelle. Certes, la concentration de méthane s'est stabilisée pendant quelques années. Mais s'en tenir là, c'est oublier que le réchauffement climatique devrait faire fondre des zones considérables de permafrost qui, en dégelant, relâcheront très probablement des volumes considérables de... méthane.




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