Le moustique-tigre se réfugie dans le nord de l’Europe

Le 25 avril 2012 par Stéphanie Senet
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Le moustique-tigre (Aedes albopictus)
Le moustique-tigre (Aedes albopictus)

Le moustique-tigre asiatique (Aedes albopictus) se propage de plus en plus en Europe du Nord, en raison de l’évolution climatique, indique une étude publiée ce 25 avril par la revue de la Royal Society britannique.

Cet insecte, qui véhicule de nombreuses maladies infectieuses comme la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune ou encore le virus du Nil, est arrivé sur le continent européen à la fin des années 1970 dans des cargaisons de marchandises, des pneus notamment. Il est aujourd’hui implanté dans 17 pays de l’Union européenne.

En 2010, des cas isolés de dengue et de chikungunya ont été identifiés dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes.

Quant au moustique-tigre, il s’est peu à peu répandu en France. Il s’est installé dans les Alpes-Maritimes (2004), en Haute-Corse (2006), en Corse-du-Sud et dans le Var (2007) (voir JDLE) ainsi que dans les Alpes de Haute-Provence et les Bouches-du-Rhône (2010). Plus récemment, il a été identifié dans la région Aquitaine (septembre 2011).

Ce moustique affectionne particulièrement les eaux stagnantes, favorables à sa reproduction. Il se niche dans les soucoupes des pots de fleurs, les vases, ou encore les gouttières mal entretenues.

Les chercheurs de l’université de Liverpool, qui ont analysé les relevés météorologiques européens depuis 1950 et étudié plusieurs scénarios climatiques, estiment que l’expansion du moustique-tigre est favorisée par le contexte climatique (température, humidité et précipitations). Or celui-ci est en train de changer en Europe.

Après la France, le nord de l’Italie, le nord de l’Espagne, la côte est de la mer Adriatique et l’ouest de la Turquie, propices à l’accueil du moustique-tigre des années 1960 aux années 1980, c’est au tour du nord-ouest européen (Benelux et ouest de l’Allemagne) et des Balkans de présenter les conditions idéales.

«Dans ces deux régions, les hivers sont devenus progressivement plus doux et les étés plus chauds et plus humides, alors que le sud de l’Europe est devenu plus sec», affirment les chercheurs.

Ils ajoutent que les tendances météorologiques réalisées pour 2030-2050 montrent que la présence du moustique serait encore plus forte au nord de l’Europe.

L’étude nuance toutefois l’impact du changement climatique, en expliquant qu’elle n’a pas tenu compte d’autres critères, comme le type de végétation ou de sol, qui peut aussi avoir une influence sur la reproduction d’Aedes Albopictus.



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