Le moratoire sur l’enfouissement oublié en Seine-et-Marne

Le 07 mai 2015 par Stéphanie Senet
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La colère monte dans le département abritant le plus grand nombre d'installations de stockage d'Ile-de-France
La colère monte dans le département abritant le plus grand nombre d'installations de stockage d'Ile-de-France

Plusieurs élus Europe Ecologie-les Verts de la région Ile-de-France se sont mobilisés, ce 7 mai à Melun, pour que le moratoire sur l’enfouissement, décidé dans le cadre du Predec[1], soit respecté par le préfet.



[1] Plan régional de prévention et de gestion des déchets de chantier

 

 

Une fois mais pas deux. Plusieurs élus, dont Corinne Rufet, la vice-présidente EELV du conseil régional en charge de l’environnement, et Mounir Satouri, président des 51 élus écologistes d’Ile-de-France, se disent «très remontés contre le préfet de Seine-et-Marne».

Alors que le Predec prévoit un moratoire de trois ans sur l’enfouissement des déchets de chantier en Seine-et-Marne, Jean-Luc Marx multiplie les autorisations d’extension d’ISDI[1].

 

Premières entorses fin 2014

«Quinze jours après la fin de l’enquête publique sur le Predec, il avait déjà signé, en décembre, des autorisations visant deux installations de stockage, dont celle d’Isles-les-Villenoy, pour une capacité d’un million de tonnes», explique Corinne Rufet. Le préfet s’était alors justifié en expliquant que la demande avait été déposée 6 mois auparavant par l’exploitant. «Mais cette fois-ci, nous avons appris qu’il était sur le point de procéder à deux nouvelles extensions, visant les installations de Montgé-en-Goelle et de Fresnes-sur-Marne, dans le secteur déjà chargé de Claye-Souilly, alors que les demandes ont été déposée en janvier et en février», poursuit-elle.

 

Un préfet obstiné

Trop, c’est trop. Le courrier adressé par le président de la région Jean-Paul Huchon et sa vice-présidente en charge de l’environnement n’ayant pas fait fléchir le préfet du département, les élus EELV ont décidé de lancer une mobilisation.

L’avant-projet de Predec a été adopté en septembre 2013 par l’assemblée francilienne. Ayant reçu un avis positif de l’enquête publique, il doit être définitivement adopté mi-juin 2015 et devrait entrer en vigueur au plus tard en septembre. Il vise non seulement à établir un moratoire de trois ans sur la création d’installations de stockage et à limiter les capacités d’extension, mais aussi à restreindre l’exportation, en grande couronne, des déchets issus de Paris ou des départements limitrophes. Les déchets de construction des Hauts-de-Seine ne pourront donc plus être envoyés en Seine-et-Marne, qui ne recevra que ceux de Paris, du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne. Surtout, le Plan vise à installer une économie circulaire des déchets du BTP, contrairement aux décisions actuellement prises par le préfet de Seine-et-Marne.

 



[1] Installation de stockage de déchets inertes

 



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