Le monde bouge un peu à Tianjin

Le 06 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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A Tianjin aussi, les représentants de la société civile restent très actifs.
A Tianjin aussi, les représentants de la société civile restent très actifs.

Après des débuts laborieux, la dernière conférence climatique avant le sommet de Cancun produit quelques résultats positifs. Ce qui n’est pas si courant. Explications.

 

Les conférences climatiques obéissent à un rythme immuable. Durant les premiers jours se déroule une véritable bataille de postures. Les pays émergents appellent les pays de l’annexe 1 (les pays riches qui doivent déjà maîtriser leurs émissions de gaz à effet de serre) à accentuer leurs efforts climatiques.

 

Lundi 4 octobre, Xie Zhenhua, le vice-président de la puissante Commission nationale pour la réforme et le développement, a confirmé que jamais la Chine n’accepterait de limite contraignante d’émission de GES, alors que le dérèglement climatique est imputable au développement des pays occidentaux.

 

Ces derniers rappellent qu’ils allègent leur empreinte carbone depuis des années et que l’on ne stabilisera pas le climat sans un effort planétaire global. Enfin, les nations les plus pauvres appellent les deux premières communautés à les aider à s’adapter aux conséquences des changements climatiques.

 

Les pourparlers qui se sont ouverts lundi à Tianjin n’ont pas failli à la règle. Contrairement à bien d’autres réunions climatiques, la négociation semble donner quelques résultats. Jusqu’à ces dernières semaines, les diplomates de certains pays voulaient renégocier des points déjà acquis lors de la conférence de Copenhague de décembre dernier.

 

Mais grâce à la poigne de la présidente du Groupe de travail spécial de l’action concertée à long terme au titre de la Convention, ces derniers sont rentrés dans le rang. Margaret Mukahanana-Sangarwe a réussi, en effet, à faire admettre qu’il ne fallait pas tout renégocier ligne par ligne (grande tradition onusienne) mais, pour chaque thématique, définir des priorités.

 

Mieux, la diplomate zimbabwéenne a convaincu les négociateurs de suivre son scénario de travail. « En clair, explique l’un des membres de la délégation française, les délégués sont tous d’accord pour plancher ensemble, et en priorité, sur la vision commune, l’adaptation aux conséquences du changement climatique, la réduction des émissions et les problèmes de financement et de transfert de technologies. »

 

Cette avancée peut sembler purement symbolique. Elle est pourtant une victoire de la diplomatie onusienne sur les égoïsmes nationaux et régionaux. Elle est aussi la seule solution acceptée par les négociateurs pour tenter de rédiger, d’ici samedi, un texte servant de base à un accord international qui pourrait être conclu à Cancun.

 

Autre avancée : les Etats-Unis achèvent de mettre au point, avec la Chine, un procédé moins contraignant pour les pays en développement de « surveillance, notification et vérification » (MRV en jargon onusien) des politiques climatiques nationales.

 

Preuve de l’avancée positive des débats : le relatif optimisme du principal négociateur américain. « Cela pourrait marcher, confirme Jonathan Pershing. Mais cela demandera encore bien plus de discussions constructives que nous n’en avons eues depuis le début de la conférence. » 



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