Le ministre de la santé découvre les méfaits de l’aspartame

Le 05 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Après la polémique suscitée par la taxation des sodas qui épargne les sodas light, le ministre de la santé, est revenu dimanche 4 septembre sur le produit au cœur du débat: l’aspartame.
 
Lors d’une intervention radiophonique, Xavier Bertrand a indiqué avoir demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) une «réponse précise» sur les éventuelles difficultés que poserait l'aspartame après une mise en garde récente d'un député socialiste (voir JDLE).
 
L’occasion, pour le ministre, de justifier une fois de plus le bien-fondé d'une taxation des boissons sucrées qui devrait rapporter 120 millions d'euros à l'Etat: «La question, c'est la question de la lutte contre l'obésité», a-t-il martelé.
 
Le 25 août, le député Gérard Bapt, rapporteur spécial de la mission santé de l'Assemblée nationale, avait écrit au ministre de la santé au sujet des mesures annoncées la veille par le Premier ministre sur la taxation des boissons sucrées. Une telle taxation, s'inquiétait le député de Haute-Garonne, «pose un problème» dans la mesure où elle «épargne les boissons adoucies par des édulcorants et peut donc conduire à l'augmentation de leur consommation». Dans ce courrier, il souligne que deux études récentes «ont lancé l'alerte» sur la possibilité d'effets indésirables de l'aspartame notamment chez les femmes enceintes.
 
Xavier Bertrand a donc répondu au député: «J'ai demandé à l'Anses, qui est l'agence qui s'occupe de ces questions d'alimentation, de santé et d'environnement, de nous faire une réponse précise: est-ce que oui ou non l'aspartame pose des difficultés?» Et celui-ci d’ajouter: «Si c'est le cas il faudra que, au niveau européen, on prenne des mesures draconiennes, soit de meilleures informations ou de meilleures précautions».
 
«Il faut qu'on ait des études sérieuses pour en avoir le cœur net», a complété le ministre de la santé, précisant avoir demandé à l'Anses de «réunir un groupe de travail sur cette question dès le mois de septembre».
 
C’est méconnaitre le passé déjà très contesté de l’édulcorant. Un groupe de travail sur l’aspartame a déjà été mis en place par l’Anses en avril dernier (voir JDLE).
 
Et le mois suivant, cédant aux pressions de certains eurodéputés, la Commission européenne a instamment demandé à l’agence européenne de santé alimentaire (Efsa, selon l’acronyme en anglais) de se saisir du dossier. L’autorité européenne a ainsi diligenté l’Agence française de réévaluer complètement la sécurité de l’aspartame (voir JDLE). Les résultats sont attendus pour 2012, soit 8 ans avant l’évaluation prévue initialement.
 


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