Le ministre de l’environnement tchèque victime de la convention d’Espoo

Le 22 mars 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est une première. Jeudi 18 mars, le ministre tchèque de l’environnement a présenté sa démission pour une question liée à la lutte contre le changement climatique.

Voilà des mois que le Premier ministre de la République tchèque somme Jan Dusik, un ministre Vert, d’autoriser un projet de modernisation de trois blocs de la centrale électrique de Prunéřov. Un projet dont le coût est évalué à 25 milliards de couronnes (985 millions d’euros). Exploitée par l’électricien national Cez, Prunéřov est la plus grosse centrale au lignite du pays: 1.490 mégawatts de puissance installée et des rejets avoisinant les 9 millions de tonnes de CO2 par an.

Sujet à polémique localement, le projet est aussi dénoncé par les Etats fédérés de Micronésie. Menacée par la montée du niveau de la mer, la Micronésie a officiellement demandé une évaluation de l’impact environnemental transfrontière de la remise à niveau de Prunéřov.

Prévue par la convention d’Espoo, cette évaluation est généralement demandée par un pays voisin d’une opération potentiellement polluante. C’est la première fois qu’un Etat situé à plusieurs milliers de kilomètres d’un projet controversé tente de faire jouer cette convention entrée en application en 1997.

Pressuré par son gouvernement, Jan Dusik s’est déclaré incompétent quant à l’application de la convention de l’ONU. Parallèlement, une étude publiée, jeudi, par le consultant DNV révèle que Cez n’entend pas mettre en œuvre les technologies les plus performantes dans son programme de retrofitting [remise à niveau].


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