Le ministère fait le bilan du compostage en France

Le 04 août 2005 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le ministère chargé de l'environnement vient de publier sur son site internet une enquête sur le parc des installations de compostage en France. Un premier pas avant la refonte de la nomenclature des installations classées concernées.

Constatant l'importance grandissante du compostage, le ministère chargé de l'environnement, désireux de l'évaluer, a mené une enquête qui vient d'être publié. Les résultats confirment l'intérêt d'établir de nouvelles prescriptions ministérielles.

Le total des installations de compostage en fonctionnement en 2004 dans les 87 préfectures qui ont répondu au questionnaire ministériel atteint le nombre de 552; et environ 680 si l'on extrapole ces résultats à l'ensemble du territoire français (la métropole ainsi que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion). La majorité des installations est soumise à déclaration (288), les autres sont soumises à autorisation (239) ou n'ont pas de classement déterminé (25). Le parc est récent, note le ministère, «puisque de 153 installations avant 1998, on est passé à 500 installations fin 2004.» Le nombre de nouvelles installations a connu un pic en 2002 (77) pour atteindre 61 en 2004.

Quant à la répartition des 7,5 millions de tonnes de déchets traités sur l'ensemble du territoire, elle montre la prédominance des déchets verts estimés à 3,7 millions de tonnes (t), loin devant les ordures ménagères (OM) brutes (1,2 million t sur l'ensemble du territoire), les boues de stations d'épuration (900 t), les boues industrielles et la fraction fermentescible des OM (230 t chacun).

Si les installations soumises à autorisation sont minoritaires en nombre, elles représentent toutefois les trois quarts de la production nationale. «Cette statistique renforce l'idée qu'un arrêté de prescriptions ministérielles pour les installations soumises à autorisation est nécessaire», est-il expliqué dans le rapport. L'enquête montre en outre une différence entre les déchets traités dans les installations soumises à autorisation qui traitent aussi bien les déchets verts (40%) que les OM (25%) et les boues des stations d'épuration (14%), et les installations soumises à déclaration qui utilisent majoritairement des déchets verts (78%).




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus