Le ministère de l'Ecologie au pain sec et à l'eau

Le 07 juillet 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Peut-on être un ministère d’Etat, à l’origine de moult réformes et textes législatifs et être mis au pain sec et à l’eau ? Oui, a répondu, mardi 6 juillet, le ministère du budget. Dans un document présentant le budget 2011-2013 de l’Etat, Bercy a fixé les grands principes de la politique budgétaire de crise et indiqué les efforts financiers que les ministères devront produire au cours des trois prochaines années.


Respectant un engagement pris vis-à-vis de l’Union européenne, le nouveau ministre du budget, François Baroin, entend geler le montant des dépenses, « hors dette et pensions ». Un objectif qui ne pourra être atteint qu’au prix de sévères coupes dans les budgets des ministères.


Les personnels des administrations seront les premières à subir les effets du plan Baroin. Entre 2011 et 2013, les effectifs de la fonction publique fondront de 97.200 fonctionnaires, soit une moyenne de 32.400 par an. Ce qui est inférieur à la réduction de personnel de cette année : 33.493 ! L’an prochain, le ministère de l’écologie devrait perdre un peu moins de 2 % de son personnel. C’est moins que les ministères en charge de la défense ou de la santé (2,6 %).


Côté budget, les choses s’annoncent plus difficile. En 2011, les services de Jean-Louis Borloo devront dépenser 4,54 % de moins que cette année. A charge pour eux d’appliquer où bon leur semblera les coups de rabot. Des coups qu’il faudra d’ailleurs renouveler trois années de suite. Le budget 2013 de l’Hôtel de Roquelaure ne devra pas excéder 8,7 milliards d’euros, contre 8,24 milliards en 2010.


Cela étant, certaines dépenses restent sanctuarisées. C’est notamment le cas du financement de l’élaboration et de la mise en œuvre des plans de prévention des risques technologiques et naturels. Bénéficiant d’une part accrue de taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), l’Ademe ne devra pas (trop) souffrir. Last but not least, un compte d’affectation spécial sera créé pour sécuriser les financements précoces (fast start) de l’aide à l’adaptation aux changements climatiques pour les pays les moins avancés. Un dispositif acté lors du sommet climatique de Copenhague, en décembre dernier.



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