Le minibus autonome débarque en ville

Le 02 septembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Arma assure désormais la liaison entre le tramway et les bureaux de Confluence, à Lyon.
Arma assure désormais la liaison entre le tramway et les bureaux de Confluence, à Lyon.
©Pierre Salomé - "Aishuu"

Lyon, Keolis expérimente des navettes électriques et autonomes.

L’arrivée du véhicule autonome en ville est irrépressible, écrivions-nous au début de l’année. Et cela se confirme. Mais pas forcément comme on pouvait l’imaginer. Ces derniers mois, les constructeurs automobiles ont fait assaut de prototypes de voitures capables de se mouvoir seules dans un espace urbain ou non.

Concurrence et annonces

Google n’a pas été le dernier à faire savoir qu’il testait (depuis 2010) sa Google Car. Ses descendantes seront peut-être commercialisées vers 2020. Mais la course est lancée. Uber, le géant des voitures de transport avec chauffeur, fait ses propres tests. Ford promet un modèle accessible aux allergiques du volant pour 2021.

Embarquement pour Confluence

Si la voiture-robot semble avoir de belles années devant elle, ce sont les minibus qui lui brûlent la politesse. Ce samedi 3 septembre, Keolis mettra en service deux bus, à Lyon. Longues de 5 mètres, ces navettes électriques desserviront Confluence, le nouveau quartier d’affaires de la capitale des Gaules.

25 km/h

Capables d’emporter une quinzaine de passagers, ces engins —conçus par la société française Navya— assureront, à 25 km/h au maximum, la liaison entre la dernière station du tramway et les premiers immeubles de bureau: 1,3 km. Totalement automatisées, les Navya Arma embarqueront tout de même un opérateur de Keolys, appelé à reprendre les commandes en cas d’incident.

Un an d’essai

L’expérimentation lyonnaise, qui doit durer un an, est loin d’être la première. En France, de tels essais se sont déjà déroulés (à trois reprises) dans la ville de La Rochelle. Transdev a testé des véhicules similaires dans l’enceinte du centre de recherche de Michelin, à Ladoux (Puy-de-Dôme).

Bientôt au CEA

Le concurrent de Keolis exploite, commercialement cette fois, une petite flotte de navettes autonomes sur le site de la centrale nucléaire de Civaux. Un service semblable sera proposé dans quelques mois par la RATP, au siège du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) à Saclay (Essonne).

A l’étranger, le transport public autonome a la cote. Singapour expérimente plusieurs taxis, ainsi que des transports de troupes, au sein des casernes de la ville-Etat. Depuis fin juin, Navya expérimente deux de ses minibus dans la ville suisse de Sion. Helsinki, Tempere et Espoo, les trois plus grandes villes de Finlande, testent des services comparables. Ce n’est qu’un début.



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