Le métabolisme du cerveau humain est sensible aux ondes

Le 24 février 2011 par Célia Fontaine
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 Les ondes électromagnétiques émanant des téléphones portables ont bien un impact sur le métabolisme d'une région du cerveau. Mais il n’est pas encore possible de déterminer le danger exact que cela représente pour la santé, conclut une étude américaine qui vient d’être publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

A mesure que l’utilisation des téléphones portables se généralise dans le monde, la question se pose de manière toujours plus accrue: est-ce sans risque pour la santé? En mai 2010, une vaste étude conduite sous l’égide du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), a conclu à l’absence globale de risque accru de tumeurs du cerveau (gliome et méningiome) après 10 ans d’utilisation d’un téléphone mobile, en dépit d’un risque possible chez les plus gros utilisateurs (dans le JDLE). Peu après, une étude britannique publiée le 22 juin 2010 dans le British Medical Journal révèle qu’il n’y aurait pas d’association entre le risque de cancer chez le jeune enfant et l’exposition de la mère aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile, pendant la grossesse (dans le JDLE).

Pour autant, ces études insistent sur le fait que les recherches doivent se poursuivre. La dernière en date, menée par des médecins de l'Institut national de l'addiction aux drogues de Bethesda (Maryland, Etats-Unis) a utilisé un procédé particulier.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, 47 participants en bonne santé ont fait l’objet d’un suivi. Après avoir reçu deux injections de fluorodeoxyglucose, un traceur utilisé pour mesurer le métabolisme du glucose dans le cerveau, des téléphones portables ont été placés alternativement sur leur oreille gauche puis droite. Les mesures ont été faites avec un téléphone activé (avec son) pendant 50 minutes (comme une utilisation normale donc), puis avec un téléphone désactivé.

Les résultats montrent que lorsque le cerveau est exposé à un mobile, celui-ci produit plus de glucose, marqueur de l'activité cérébrale, dans sa zone la plus proche de l'antenne du téléphone, c’est à dire au niveau de l’oreille (cortex orbitofrontal et le pôle temporal). Plus précisément, le métabolisme du glucose était environ 7% plus élevé dans cette région du corps avec un téléphone activé comparé à la période durant laquelle le téléphone était éteint.

Cependant, si cette stimulation cérébrale a bien été observée, il n'est pas pour autant possible de conclure à un risque sanitaire, concluent les chercheurs. Les études devront donc se poursuivre.

 



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