Le Meeddat veut rassurer sur la mise en œuvre du Grenelle

Le 24 septembre 2008 par Victor Roux-Goeken
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borloo-kosciusko-morizet-grenelle
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Pour couper court aux craintes d’enlisement du Grenelle, Jean-Louis Borloo a convoqué hier un point d’étape auquel tous les acteurs des Etats généraux de l’environnement ont été invités.

Non, le Grenelle de l'environnement ne sera pas un échec. C'est en substance le message qu'a voulu faire passer, mardi 23 septembre, le ministre chargé de l'environnement Jean-Louis Borloo à toutes les parties prenantes du Grenelle de l'environnement, réunies au ministère pour un point d'étape. Les secrétaires d'Etat –Nathalie Kosciusko-Morizet, Dominique Bussereau, Hubert Falco et Christian Blanc–, ainsi que Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable, étaient présents.

Ce «point d'étape» visait à rassurer les acteurs du Grenelle, quelques jours après l'arbitrage de l'Elysée mettant fin à une série de couacs gouvernementaux sur l'extension du bonus/malus (1). «Des désaccords, il y en a eu, au moment de la construction du Grenelle, a rappelé Jean-Louis Borloo. Notre erreur est de vouloir avoir raison, ou trop vite, ou contre les autres».

Toutes les parties prenantes –associations, élus, organisations patronales, professionnelles et syndicales– croient encore au processus né des Etats généraux de l'environnement. Certes, le projet de loi Grenelle I est «une traduction législative fidèle des conclusions du Grenelle», estime Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour autant, il ne doit «pas tomber dans le syndrome du gardien de phare: avoir beaucoup d'horizons mais peu d'avenir», selon Serge Orru, président du WWF-France.

Les membres du ministère ont fait le tour des principales mesures «environnementales» prises cette année. Dans leur ensemble, seules quelques-unes ont réellement été initiées par le Grenelle de l'environnement, telles que la suspension de la culture du maïs OGM Mon 810, l'abandon du projet de mine d'or en Guyane, le plan Ecophyto 2018, la mission d'expérimentation de la trame verte et bleue en Alsace ou la création d'un bonus/malus automobile.

S'il conserve sa teneur après son passage au Parlement, dès le 6 octobre, le projet de loi Grenelle I devrait permettre de poser plusieurs objectifs chiffrés en matière de rénovation thermique des logements -chantier prioritaire-, de transports ferroviaire et en commun et de déchets ménagers. Mais l'articulation avec la loi de finances 2009 et le projet de loi Grenelle II, ligne de lecture technique du Grenelle I, inquiète les parties prenantes des Etats généraux de l'environnement: les financements nécessaires à la mise en oeuvre du Grenelle pourraient ne pas être à la hauteur.

«Beaucoup de points ne sont pas de l'ordre du législatif, mais du réglementaire», a déclaré la secrétaire d'Etat. Selon elle, seul le dixième des différentes mesures à prendre en matière de santé environnementale sera dans un des projets de loi.

Pour faire taire définitivement les «rumeurs de désaccord» entre le Meeddat et Matignon quant à la mise en oeuvre pratique du Grenelle, le ministre chargé de l'environnement et le Premier ministre François Fillon ont déjeuné publiquement en tête-à-tête dans un restaurant parisien, mardi 23 septembre.



(1) Voir l'article du JDLE «Bonus-malus: Nicolas Sarkozy met un terme à la cacophonie»

(2) Voir l'article du JDLE «Loi Grenelle I: les incertitudes demeurent»




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