Le Medef crée Group'action CO2

Le 01 juillet 2005 par Claire Avignon
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Le 28 juin, Pierre Gadonneix, président d'EdF, a présenté Group'action CO2. Ce club d'industriels créé au sein du Medef veut favoriser les échanges d'informations dans le domaine de la recherche sur les gaz à effet de serre.

Prenant acte du cloisonnement de la recherche dans les industries, environ 20 membres du Mouvement des entreprises de France (Medef) ont décidé de se réunir régulièrement pour partager leurs savoirs dans un domaine crucial pour les prochaines années: la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). «Le secteur a déjà diminué de manière significative ses rejets de GES, indique Pierre Gadonneix, président d'EdF. Les résultats d'Aeres (1) le montrent avec une réduction de 18% des émissions d'équivalent CO2 entre 1990 et 2003. Toutefois, il nous est apparu que ces efforts n'étaient pas suffisants. Il faut désormais faire émerger les technologies du futur.» En effet, l'objectif affiché de la France et de l'Europe d'ici 2050 est de diviser par 4 ses émissions de CO2. «Or la sidérurgie européenne et beaucoup d'autres secteurs industriels, n'ont plus de possibilité significative de réduire leurs émissions de GES à l'heure actuelle», témoigne Jean-Yves Gillet d'Arcelor. Cette réflexion est à l'origine de la création de Group'action CO2 qui regroupe actuellement une vingtaine de grands groupes (Air Liquide, EdF, GdF, etc.) et de fédérations d'entreprises comme la Fédération nationale des activités de dépollution et de l'environnement (Fnade). Une vingtaine d'autres membres devraient rejoindre le club d'ici septembre, lors de la première assemblée générale constitutive.

Piles à combustible, séquestration du CO2, énergies renouvelables: les idées ne manquent pas. Or, estime Jean-Yves Gillet d'Arcelor, «nous sommes persuadés que c'est par la technologie que l'on résoudra le problème du réchauffement climatique.» L'ensemble des membres de Group'action CO2 y consacre environ 100 millions d'euros par an en recherche et développement. «Nous échangeons insuffisamment sur le sujet pour être efficaces», estime Pierre Gadonneix. Les technologies de rupture en jeu demandent des moyens financiers très significatifs, mais aussi de nouvelles idées. Car les membres du club sont persuadés qu'un concept développé pour l'éclairage peut être adapté à d'autres domaines, sans problème de compétitivité: «Nous voulons échanger les idées en amont, explique Jean-Yves Gillet. Lors de la phase d'industrialisation, bien sûr, chacun restera chez soi.»

Outre l'objectif d'identifier les thèmes émergeants et les synergies possibles, Group'action CO2 cherche aussi à donner plus de lisibilité aux travaux français, attristé que l'on parle plus de R&D américaine et japonaise qu'européenne. Enfin, le club devra être une force de proposition pour les agences françaises de l'innovation et de la recherche créées récemment, mais aussi au niveau européen.



(1) L'Association des entreprises pour la réduction de l'effet de serre, créée le 28 septembre 2002, compte actuellement 4 fédérations professionnelles (ciment, papier, sucre, verre) et 34 sociétés qui se sont engagées à réduire ou maîtriser leurs émissions de gaz à effet des serre sur les périodes 2003-2004 et 2005-2007.




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