Le marché français des quotas peine à s'installer

Le 24 novembre 2004 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

On pouvait le craindre. On peut désormais en être sûr. Le marché français des quotas d’émissions de gaz carbonique ne s’ouvrira pas le premier janvier, comme prévu par la directive européenne le réglementant.

Une information confirmée par Serge Bernou, de la Caisse des dépôts et consignation (CDC), qui était, hier, l'un des intervenants du petit déjeuner-débat mensuel organisé par Enerpresse et le BIP. Selon le «teneur du registre français de quotas»,ce retard est imputable à plusieurs facteurs: la publication tardive du plan national d'allocation définitif (attendue entre le 15 décembre et le 15 janvier), mais aussi la lenteur avec laquelle la Commission européenne publie un règlement auquel devra se référer le décret français qui rend la Caisse des dépôts responsable de la tenue dudit registre. Autre souci avoué par le chef de projet: un petit problème informatique. Certaines des 400 entreprises devant participer au marché hexagonal des permis ont exigé que le logiciel d'échange, lui aussi élaboré par CDC, soit un peu plus sécurisé.

Résultat, «le marché français ne pouvant démarrer qu'avec les quotas crédités sur le compte des entreprises, puisque la livraison à découvert est interdite, celui-ci ne devrait démarrer que le premier mars prochain», a précisé Serge Bernou. Cet atermoiement laissera plus de temps à leurs promoteurs pour mettre en place les bourses électroniques européennes du CO2. «Actuellement, a précisé Philippe Meunier de la Mission interministérielle de l'effet de serre (MIES), trois protagonistes se partagent le marché européen: l'ECEX - alliance de l'IPE londonien et du CCX américain -, l'ECX allemand et Powernext.» Trois plates-formes où pourront s'échanger des quotas pour livraison immédiate ou des «futures». Et à propos d'avenir, Philippe Germa, directeur général d'Ixis, a présenté l' European carbon fund. Doté de 100 millions d'euros, ce fonds - actuellement porté par Ixis et Fortis - permettra prochainement aux entreprises en manque de se fournir en quotas d'émissions supplémentaires. Des entreprises qui pourraient être des électriciens. Puisque 56% des compagnies engagées dans le marché européen des quotas produisent des électrons.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus