Le maïs MON 810 pourrait être interdit en France

Le 25 mai 2007 par Bérangère Lepetit
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«On vient de découvrir que la sécrétion de la toxine qui est censée tuer l'insecte qui attaque le maïs Monsanto 810 se passe dans des conditions qui ne sont pas exactement celles que l'on attendait, affirme le ministre en charge de l'environnement Alain Juppé dans une interview au Parisien daté du vendredi 25 mai. L'Allemagne vient de suspendre l'autorisation du MON 810. Dans ce cas précis, il faut s'inspirer du cas allemand», poursuit-il. «Cette déclaration constitue  une nouvelle tout à fait encourageante, à condition qu'elle soit très rapidement suivie d'effet», a immédiatement réagi le porte-parole de Greenpeace Arnaud Apoteker dans un communiqué. De son côté, France Nature environnement (FNE) s'est également félicitée de cette prise de position.

Le maïs MON 810 est la seule variété d'OGM cultivée en France de façon commerciale. Deux études, dont l'une conduite par Greenpeace Allemagne, viennent de montrer que les concentrations en molécule insecticide peuvent varier d'une plante à l'autre au fil de la saison. Selon Greenpeace, les variations de la quantité d'insecticide peuvent avoir des conséquences environnementales majeures, comme le développement de résistances chez les insectes cibles ou des impacts sur les insectes utiles.

50 000 hectares d'OGM devraient être semés en France cette année. La position du ministre sur le sujet demeure flou. Dans le Parisien, il répète ne pas «vouloir bloqué la recherche» mais admet cependant que «c'est un sujet difficile qui sera évidemment à l'ordre du jour du Grenelle de l'environnement. Le principe de précaution doit être appliqué avec beaucoup de rigueur». Quoiqu'il en soit, le ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad) d'Alain Juppé ne devrait pas être seul à décider du sort des OGM en France. Jusqu'à présent, la compétence en la matière était partagée avec les ministères en charge de l'agriculture et de la recherche.

Une polémique avait déjà touché en mars dernier le maïs MON 863, autorisé dans l'Union européenne pour l'alimentation humaine et animale. Un étude scientifique avait révélé que des rats nourris pendant 90 jours avec 33% de ce maïs pouvait développer des anomalies significatives au niveau de la composition du sang, du foie et des reins.




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