Le Luxembourg peut mieux faire

Le 02 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’Organisation de coopération et de développement économiques en Europe (OCDE) a publié, jeudi 1er avril, l'Examen environnemental sur le Luxembourg. Paradoxe : le pays le plus riche de la zone (par habitant) est loin d’être paré de toutes les vertus environnementales. Avec 22,5 tonnes de CO2 par an (plus de trois fois les émissions des Français !), il est le premier émetteur per capita au sein de l’organisation. Le Luxembourgeois produit également plus de déchets que ses voisins. A Luxembourg-ville, la capitale du Grand Duché, la valeur limite pour la protection de la santé humaine pour le dioxyde d’azote (NO2) n’est pas respectée. Malgré une obligation vieille de plus de 15 ans, les sources d’eau potable ne bénéficient d’aucune protection. Au moins 40 % des eaux de surface ne devraient pas être en mesure de satisfaire aux objectifs européens de qualité chimique et biologique d’ici à 2015. Seulement 22 % de la population sont raccordés à une station de traitement des eaux usées de niveau tertiaire alors que tout le Luxembourg est classé zone sensible. Plus étonnant, l’OCDE recommande au Luxembourg d’augmenter le prix de ses carburants. En effet, soulignent les auteurs de l’étude, en raison de leur coût très attractif, un grand nombre de transfrontaliers font le plein dans les pompes luxembourgeoises : 75% des ventes de carburants sont ainsi faites à des touristes de l’essence. Un tourisme qui n’a rien de durable.

 

Le communiqué de l’OCDE :

http://www.oecd.org/document/11/0,3343,fr_2649_37465_44913099_1_1_1_1,00.html



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