Le Japon veut continuer la chasse à la baleine, la France s’y oppose

Le 04 octobre 2011 par Célia Fontaine
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Comme chaque année, le Japon attend le printemps austral pour lancer ses bateaux à la poursuite des baleines dans les eaux glacées de l’Antarctique. Une décision qui n’a pas été remise en cause malgré les déboires de la dernière campagne, qui avait dû être écourtée.
 
En février dernier, les chasseurs de baleine japonais ont été contraints[1] de suspendre leur mission en Antarctique, avant même d’avoir capturé à des fins «scientifiques» les 1.000 cétacés prévus. Une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale (CBI)[2], mais qui insupporte les écologistes et certains pays. Car, à la suite de ces campagnes, la viande de baleine se retrouve plus sûrement sur les étals des commerçants que sur les paillasses des biologistes.
 
C’est pourquoi l’Australie a introduit, en juin 2010, un recours devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre le Japon qui bénéficie en effet d’un permis spécial pour pouvoir poursuivre son programme de recherche scientifique sur les baleines dans l’Antarctique («Jarpa II»). Canberra considère que cette chasse constitue une «violation des obligations contractées par cet Etat aux termes de la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine (ICRW), ainsi que d’autres obligations internationales relatives à la préservation des mammifères marins et de l’environnement marin» (voir le JDLE).
 
Les associations écologistes, comme Sea Shepherd, passent directement aux actes pour empêcher la progression des baleiniers en Antarctique. S’il y a déjà eu de nombreux heurts entre les deux camps lors des campagnes précédentes, la campagne qui s’annonce risque d’être tout aussi musclée. «Le Japon va conduire sa campagne de recherche sur les baleines en renforçant les mesures contre les actes de sabotage, ce qui inclura le déploiement de navires d'escorte», a annoncé le ministre de l'agriculture, des forêts et de la pêche, Michihiko Kano.
 
La France a de son côté demandé le 4 octobre au Japon de cesser la chasse. «Très attachée à la protection des cétacés et au respect des sanctuaires à la création desquels elle a participé au sein de la Commission baleinière internationale, la France souhaite que le Japon mette un terme à ses activités de chasse à la baleine en Antarctique», confirme Bernard Valero, porte-parole du ministère.


[1] Selon certains, la chasse a été écourtée car le navire amiral de la flotte baleinière aurait une capacité insuffisante pour stocker davantage de baleines que celles déjà pêchées.
 


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