Le Japon dénucléarisé

Le 16 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La tranche 3 de Tomari va-t-elle pouvoir redémarrer ?
La tranche 3 de Tomari va-t-elle pouvoir redémarrer ?

Les anti-nucléaire en font des gorges chaudes. En 14 mois, rappellent-ils, le Japon sera sorti… du nucléaire.

Incroyable, si l’on se souvient qu’avant la catastrophe de Fukushima, les 51 réacteurs nippons fournissaient, bon an mal an, le tiers du courant consommé dans l’archipel.

Tout ça, c’était avant le 11 mars 2011. Depuis, tous les réacteurs, sauf un, ont été arrêtés ou détruits par le tsunami. Le 5 mai prochain, la tranche 3 de la centrale de Tomari sera stoppée, pour des opérations de maintenance.

Reste à savoir si son exploitant, Hokkaido Electric Power Company, pourra la faire redémarrer. La décision d’autoriser le démarrage d’un réacteur nucléaire est en effet, au Japon, partagée entre le pouvoir central et les autorités locales.

Or, jusqu’à présent, les collectivités n’ont pas accepté qu’un réacteur soit relancé. Des décisions soutenues par l’opinion publique et par la presse.

Le gouvernement entend faire relancer les unités 3 et 4 de la centrale de Ohi, notamment pour réduire les risques de black-out, cet été. «Il est difficile de comprendre pourquoi le gouvernement a tellement hâte de redémarrer les réacteurs», a écrit dans un éditorial, dimanche 15 avril, le quotidien Mainichi Shimbun, affirmant que des inspections plus minutieuses devaient être faites avant tout redémarrage.

L’Asahi Shimbun souligne, de son côté, que le redémarrage de la centrale exploitée par Kepco «n’est pas certain […] car les populations ont soulevé des objections».



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