ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article sur WikioPartager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedinPartager cette page sous TwitterS'abonner au flux RSS du JDLE

Le Grenelle II, une boîte à outils

Le 08 janvier 2009 par Sonia Pignet
Grenelle
Grenelle

Mercredi 7 janvier, le projet de loi «Engagement national pour l’environnement», alias le Grenelle II, a été adopté en conseil des ministres. Comprenant 104 articles, le texte doit lever les points de blocage rencontrés par le Grenelle I.

Qualifié de boîte à outils du Grenelle de l’environnement, le projet de loi «Engagement national pour l’environnement» (1) est divisé en 6 chapitres: bâtiments et urbanisme, transports, énergie, biodiversité, risques santé et déchets, et enfin gouvernance. Ses 104 articles doivent apporter des mesures concrètes pour appliquer les engagements du Grenelle. Lors de la présentation du texte à la presse mercredi matin, le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo a insisté sur son caractère opérationnel, notamment grâce à sa forte composante territoriale.

«C’est la troisième brique du Grenelle», a-t-il aussi indiqué, considérant que la première correspond au Grenelle I et la seconde aux 14 mesures de verdissement de la fiscalité adoptées dans les lois de finances. «Avec ces trois briques, le dispositif, s’il est voté, sera le plus complet d’Europe», s’est félicité le ministre. Pour la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, «ce texte aborde toutes les facettes du développement durable et lève les points de blocage dans le droit français pour l’application du Grenelle». Par exemple, en fixant un cadre juridique pour l’expérimentation de la capture et du stockage du CO2 (article 28) ou encore en adaptant les droits des syndics pour les travaux liés à la performance énergétique dans les copropriétés (article 3). «Chaque article est très concret», a-t-elle insisté.

Du côté des associations, l’Alliance pour la planète, dans un communiqué de mercredi (2), «salue de nombreuses dispositions» (comme l’obligation de travaux avant 2020 dans les bâtiments à usage tertiaire pour améliorer leur performance énergétique ou l’intégration obligatoire de plans Climat-énergie territoriaux), mais «pointe aussi les multiples contradictions avec les objectifs du Grenelle I» (voir sa carte de France des projets "Grenello-incompatibles"). Elle s’interroge notamment sur la pertinence pour le développement de l’énergie éolienne de contraindre toujours plus la création des parcs éoliens en raison des «commodités du voisinage». Elle regrette aussi «la disparition de la possibilité de créer des péages urbains et le relèvement du seuil pour les bilans carbone dans les entreprises de 250 à 500 salariés».

Pour France nature environnement (FNE), «ce texte est une boîte à outils intéressante pour appliquer les engagements du Grenelle de l’environnement […], mais incomplète pour une relance vraiment verte», indique son président Sébastien Genest dans un communiqué (3). Parmi les bons points attribués par FNE, citons l’élargissement de l’étiquetage carbone à l’étiquetage environnemental, l’introduction de la trame verte et bleue dans le droit de l’urbanisme, la transposition de la directive Eurovignette, ainsi que l’objectif clair de protection des personnes vulnérables grâce aux articles concernant la téléphonie mobile et les équipements radioélectriques (comme les doudous communicants). Du côté des déceptions, à noter l’absence d’instauration d’un sur-péage en zones sensibles et la non-sanction des discours publicitaires trompeurs ou de développement durable irresponsable. Autrement dit, le texte a encore besoin d’être dopé pour satisfaire les associations de protection de l’environnement.

Le Grenelle I sera examiné au Sénat à partir du 27 janvier. Quant au Grenelle II, il est prévu de l’examiner à partir de mars, avec l’objectif de «tout boucler avant l’été», a indiqué Jean-Louis Borloo.

(1) Voir les communiqués du Meeddat
(2) Communiqué d’Alliance pour la planète
(3) Communiqué de FNE

5 réactions

jean fluchere | 09/01/2009 - 17H49

40 milliards d'€ par an pendant 11 ans On ne dit pas que dans la boîte à outils, il y a 40 milliards d'€ par an pendant 11 ans, soit 2 500 € par an pour une famille de 4 personnes. Pas si vide que cela! Et on ne sait pas par avance en mesurer l'efficacité réelle. Il y a par exemple 110 milliards d'€ d'ici à 2020 pour les énergies renouvelables. Combien d'énergie cet investissement gigantesque va-t-il produire par rapport à la consommation nationale?

Réagir |  Signaler un abus |  CITER

diane de saint leger | 09/01/2009 - 14H11

Une boîte à outils ? Les élus vont-ils oser s'en servir vis-à-vis de leurs électeurs, ou va-t-il falloir recourir à l'autorité ?

Réagir |  Signaler un abus |  CITER

gaulier lionel | 08/01/2009 - 17H46

bricolage une boite a outils bien vide contrairement au plan de relance de l'économie qui nous ressort tous les bon vieux trucs qui on fait recette au siecle dernier(efficacité garantie),construction d'autoroutes, prime a la casse ,nomination d'un ministre (devedjian)qui fait l'inverse de ce que devrait faire borloo et j'en passe tout ça alors que le grenelle 1 n'est pas passé (a tabac?) devant le sénat!Donc bonne année,bonne santé et surtout bonne chance!!

Réagir |  Signaler un abus |  CITER

gaulier lionel | 08/01/2009 - 17H39

bricolage une boite a outil pas trés bien rempli au contraire du plan de relance de l'economie qui nous ressort tout les bon vieux trucs qui ont fait recette au siecle dernier,autoroute,prime a la casse,un ministre (devedjian)qui fait le contraire de borloo le tout sans compter le passage(a tabac?) a venir du grenelle 1 devant le sénat .Bonne année bonne santé et surtout bonne ..chance!

Réagir |  Signaler un abus |  CITER

Aurélien Vernet | 08/01/2009 - 14H39

Nuisance lumineuse Il est à noter la présence de l'article 66, qui ajoute au code de l'environnement un chapitre 3 concernant: "les nuisances lumineuses". Ces mesures sont attenduent depuis longtemps par les astronomes, tant professionels qu'amateurs, par les défenseurs de la biodiversité et plus simplement par tous les riverains que les éclairages intrusifs gênent. Le nouveau régime créé permettra (si les décrets d'application sont pris!) , de diminuer la gâchis énergétique considérable généré par nos éclairage publique à longueur d'années. En cette période où EDF envisage des mesures de déléstage pour faire face aux sur-consommations dûent au froid, on se demande pourquoi ce sont des foyers qui doivent se priver d'électricité, alors qu'il suffirait d'éteindre un lampadaire sur deux pour récupérer la marge suffisante... Il faut noter, à mon grand regret, l'exclusion des éclairages publicitaires du régime créé. Pour plus d'information sur la pollution lumineuse: http://www.anpcen.fr

Réagir |  Signaler un abus |  CITER

Votre réaction

daniele vannier-brulon



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor