Le Grenelle de la mer succède à celui de l’environnement

Le 02 mars 2009 par Victor Roux-Goeken
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grenelle mer ok
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Après l’environnement, l’insertion, les antennes, l’outre-mer peut-être, la mer aura aussi son Grenelle. L’opération a été lancée par Jean-Louis Borloo le 27 février. Les premières orientations sont annoncées pour juin.

Prenez 5 acteurs –Etat, syndicats, associations, collectivités et entreprises-, réunissez-les autour d’une même table pendant quelques mois sur un thème, publiez des orientations, définissez des engagements. La recette, qui a fait le succès du Grenelle de l’environnement en 2007, va être réemployée pour la mer.

La démarche a été lancée par le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo, vendredi 27 février. Le Grenelle premier du nom comprenait déjà une dizaine d’engagements concernant la mer et l’Outre-mer, sur un total de 273. Deux des 34 comités opérationnels des Etats généraux de l’environnement avaient planché sur la gestion intégrée de la mer et du littoral et l’Outre-mer. «Nous ne partons pas de zéro, (…) mais nous voulons aller plus loin en mettant en place une stratégie nationale de la mer», a expliqué le ministre.

La France y a d’autant plus intérêt qu’elle possède le deuxième domaine maritime mondial, a rappelé la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno.

Quatre groupes de travail seront mis en place dans le mois qui vient. Au menu: le développement harmonieux du littoral en améliorant l’interface terre-mer; le développement d’activités maritimes compétitives et durables; les métiers de la mer; une nouvelle gouvernance locale, nationale, européenne et mondiale.

«Il faudra trois mois pour aller au fond des choses», selon le ministre. Les orientations devraient être rendues publiques au mois de juin. Les engagements définitifs bouclés avant la fin de l’année 2009. Quelle suite leur donner? Le Grenelle de la mer débouchera-t-il sur un projet de loi, à l’instar de son grand frère? «On verra, répond Jean-Louis Borloo. On ne le savait pas non plus quand on a lancé le Grenelle de l’environnement.»

La cohabitation entre ONG, secteurs de la pêche et des transports au sein du groupe 2 –développement d’activités maritimes compétitives et durables– suscite d’ores et déjà des inquiétudes de la part des professionnels. «Soyons clairs: nous ne sommes pas dans une opération anti-pêche», a prévenu Jean-Louis Borloo.


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