Le grand tétras n’aime pas les sports d’hiver

Le 11 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Selon une étude publiée le 11 janvier dans la revue britannique IBIS[1], la ruée de touristes vers les stations de sport d’hiver européennes a contribué au déclin de certains oiseaux de montagne, comme le grand tétras (ou grand coq de Bruyère, Tetrao urogallus), aujourd’hui menacé de disparition.

Cet oiseau se trouve majoritairement dans les régions alpines d’Allemagne et de Suisse. Il a disparu des Alpes françaises, et ne serait plus présent que dans le Jura, les Vosges (effectif très faible) et dans les Pyrénées, où il perd du terrain régulièrement. Les tentatives de réintroduction dans les Cévennes n’ont pas été très concluantes.

En hiver, les aiguilles de conifères qui le nourrissent sont peu nutritives et plus difficiles à digérer. « Dépensant davantage d’énergie à essayer de digérer, les grands tétras sont plus vulnérables et ont du mal à fuir les humains qui envahissent son territoire », indique Dominik Thiel, auteur de l’étude. Les gros gallinacés présentent des taux d'hormone du stress plus élevés quand leur habitat fait l'objet d'une exploitation humaine durant l'hiver.

Il faudrait donc éviter de construire des infrastructures de sport d’hiver à proximité des lieux de vie de cet oiseau menacé, et empêcher l’accès des touristes dans ces zones, conclut l’étude.



[1] Thiel. D, Jenni-Eiermann. S, Palme. R, Jenni. L, ‘Winter tourism increases stress hormone levels in the Capercaillie Tetrao urogallus’ IBIS, Wiley-Blackwell, December 2010, DOI: 10.1111/j.1474 919X.2010.01083.x



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