Le grand emprunt devrait faire la part belle à l’environnement

Le 12 novembre 2009 par Sabine Casalonga
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La «bioéconomie», les énergies renouvelables, la «ville de demain» et la «mobilité du futur» devraient constituer 4 des 7 priorités du grand emprunt, selon la commission qui y est consacrée, co-présidée par le maire de Bordeaux UMP Alain Juppé et l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, indique «Les Echos» dans son édition du 12 novembre. Il pourrait permettre de mobiliser 50 milliards d’euros d’investissements, dont 35 milliards d’euros d’effort public. L’effort public inclut les 13 milliards d'euros remboursés par les banques à l’Etat.

Le terme «bioéconomie» recouvre la recherche en matière de santé (médicaments, biomédecine) et la chimie verte (biomasse et matériaux remplaçant le pétrole). Côté ENR, il s’agit de développer le nucléaire de quatrième génération ainsi que d’aider à la création d’un campus d'innovation recherche-industrie pour le solaire et le captage et stockage du carbone (CSC).

L’abaissement du taux des prêts de la Caisse des dépôts aux organismes HLM pour accélérer la rénovation thermique des logements sociaux, la création d’un fonds pour cofinancer des projets de réorganisation urbaine sont inclus dans la priorité «ville de demain».

L’aide à la voiture électrique, la recherche sur les transports aériens «de demain» (hélicoptères et avions plus légers et plus sobres) ainsi que l’amélioration du stockage de l’électricité dans les batteries relèvent du volet «mobilité du futur».

Les industriels ont donc bien été entendus par la commission. «L’épuisement des matières premières et le réchauffement climatique» avaient été identifiés comme l’un des trois axes des propositions des industriels, présentées vendredi 6 novembre par le ministre de l’industrie, Christian Estrosi.

Ils proposaient de développer de nouveaux matériaux (agro-ressources, nanotechnologies), mais aussi de «réduire drastiquement la consommation d’énergie d’origine fossile» par l’amélioration technologique et l’utilisation d’autres sources d’énergie, le véhicule électrique étant identifié comme une priorité. Le développement des éco-industries, en particulier des ENR, ainsi que de l’écologie urbaine ou du CSC avait donc été préconisé.

Le rapport de la commission devrait être remis jeudi 19 novembre prochain au chef de l’Etat Nicolas Sarkozy.


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