Le grand boom de l’aquaculture mondiale

Le 09 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Selon la FAO, l'aquaculture est la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance à l'échelle mondiale et fournit actuellement près de la moitié du poisson consommé dans le monde.

Publié aujourd’hui 9 novembre, le rapport, intitulé Etat de l'aquaculture dans le monde 2010, révèle que la production mondiale de poissons de l'aquaculture a augmenté de plus de 60% entre 2000 et 2008, passant de 32,4 millions de tonnes à 52,5 millions. Il prévoit, d'autre part, que d'ici 2012 plus de la moitié de la consommation mondiale de poissons proviendront de l'aquaculture.

«Alors que la production mondiale des pêches de capture stagne et que la population mondiale s'accroît, l'aquaculture est perçue comme ayant le meilleur potentiel de production de poissons pour satisfaire la demande croissante en produits aquatiques sains et de qualité», indique le rapport.

Un boom de l'aquaculture qui n’est pas uniforme sur la planète. Ainsi, la région Asie-Pacifique domine la filière puisque, parmi les 15 principaux pays producteurs de l'aquaculture, 11 se trouvent dans cette région. En 2008, elle représentait 89,1% de la production mondiale, la Chine contribuant, à elle seule, à hauteur de 62,3%.

La Chine domine dans la production de carpes. Pour les crevettes, les principaux pays producteurs sont la Chine, la Thaïlande, le Vietnam, l'Indonésie et l'Inde. Enfin, la Norvège et le Chili prennent la tête des pays producteurs de saumon d’élevage.

Les systèmes d’élevage intensifs sont plus répandus en Amérique du Nord et dans les pays producteurs d'Europe et d'Amérique latine qui pratiquent une aquaculture pointue. Dans la région Asie-Pacifique, en dépit de grandes évolutions techniques, la petite production commerciale domine. Les petits producteurs et les petites et moyennes entreprises sont également des acteurs importants en Afrique. Et si la production commerciale et industrielle domine en Amérique latine, il existe un fort potentiel pour le développement de la production à petite échelle.

Des questions telles que la sécurité alimentaire, la traçabilité, la certification et l'étiquetage écologique émergent et prennent même une importance croissante puisqu’elles sont considérées comme hautement prioritaires par de nombreux gouvernements.

L’Inde, par exemple, a décidé de promouvoir l’aquaculture biologique et d’inciter les producteurs à suivre une démarche de certification internationale en bio. Ainsi, l’autorité indienne de développement des produits marins propose d’aider à hauteur de 50% tous ceux qui souhaitent investir pour se lancer dans le bio. Cette aide financière sera étendue aux frais de certification. L’autorité indienne annonce une subvention de 50.000 roupies (73 centimes d’euro) par hectare d’eau, pour une superficie maximale de 6 ha.

«Atteindre les objectifs à long terme de l'aquaculture mondiale sur les plans économique, social et environnemental dépendra principalement de l'engagement durable des gouvernements à fournir et à soutenir un cadre de bonne gouvernance pour la filière», ajoute le rapport.

 


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