Le gouvernement stoppe la destruction des invendus

Le 04 juin 2019 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Une pratique bientôt aux oubliettes
Une pratique bientôt aux oubliettes

La France sera le premier pays au monde à interdire la destruction d’invendus non alimentaires, a assuré le Premier ministre Edouard Philippe ce 4 juin.

C’est l’une des mesures phares du projet de loi sur l’économie circulaire, présenté le 29 mai dans le JDLE, qui sera sur la table du conseil des ministres début juillet. Détruire un invendu sera désormais interdit à tout fabricant de produits non alimentaires. Son entrée en vigueur devrait être étalée dans le temps : fin 2021 si le produit relève d’une filière à responsabilité élargie du producteur (REP), comme les textiles et les produits électriques et électroniques, et fin 2023 pour les autres.

 

Débat au Parlement

Concrètement, les enseignes seront obligées de réemployer, réutiliser, recycler ou donner leurs produits à des associations, cette dernière option étant déjà appliquée aux produits alimentaires vendus en grande distribution[1]. A condition toutefois que cette disposition du projet de loi sur l’économie circulaire soit adoptée par les parlementaires. 

 

660 M€ par an en France

Vêtements, équipements électriques et électroniques, produits d’hygiène et de beauté... Très répandue, la destruction d’invendus représente 660 millions d’euros de produits neufs chaque année en France selon Matignon.

 

 



[1] Une obligation faite par la loi Garot du 3 février 2016 pour les surfaces de vente de plus de 400 mètres carrés



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus