Le gouvernement s’intéresse à la valeur de la biodiversité

Le 08 février 2008 par Claire Avignon
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De plus en plus de projets internationaux posent la question de la valeur économique du vivant. Déjà en 1997, Robert Costanza a évalué les services rendus à l'humanité par la biodiversité à deux fois le produit national brut (PNB) mondial de l'époque. L'intérêt est de mieux définir les politiques publiques, actuellement limitées par l'absence de données sur les avantages économiques de la biodiversité, une notion encore abstraite pour beaucoup de fonctionnaires et d'hommes politiques.

Jusqu'ici la France avait eu une politique assez peu volontariste en matière de protection de la nature, se contentant de transposer (péniblement) les textes communautaires comme la directive relative aux habitats. Mais le Grenelle a changé la donne (1). C'est dans ce cadre que, dans une lettre de mission en date du 16 janvier 2008, le Premier ministre François Fillon a demandé au secrétaire d'Etat en charge de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques de mieux évaluer la biodiversité. Le secrétaire d'Etat a lui-même confié ces travaux au Centre d'analyse stratégique (CAS), selon une note de veille du 4 février. L'objectif, expliqué en termes très technocratiques par l'ex-Commissariat au plan, est de «déterminer des valeurs de référence mobilisables par le gouvernement dans la mise en oeuvre de ses décisions.»



(1) Voir l'article du JDLE «Grenelle: la biodiversité n'est pas oubliée»




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