Le gouvernement japonais ne veut plus sortir du nucléaire

Le 20 septembre 2012 par Alexia Tilly
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L'accident de Fukushima a rendu l'opinion japonaise totalement hostile à l'énergie atomique
L'accident de Fukushima a rendu l'opinion japonaise totalement hostile à l'énergie atomique

Une semaine après s’y être engagé, le gouvernement japonais recule sur l’abandon progressif de l’énergie nucléaire d’ici 2030.

 

Rétropédalage, toutes! Contrairement à des déclarations datant de la semaine dernière seulement, le gouvernement japonais a décidé de revenir en arrière sur la question du nucléaire. Réduire sa participation au mix énergétique, oui. Supprimer toute énergie nucléaire d’ici 2030, non. Enfin, sans doute non.

Les divergences de discours en l’espace de seulement quelques jours ont été fustigées par la presse japonaise jeudi, où les éditorialistes s’interrogent sur la détermination des gouvernants sur le sujet.

Des divergences majeures cohabitent visiblement au sein des différents ministères. Or la population japonaise, elle, semble massivement déterminée en faveur de l’abandon progressif du nucléaire, depuis l’épisode de Fukushima il y a un peu plus d’un an. Certains conglomérats militent en revanche pour le maintien voire le développement de l’électricité nucléaire sur l’archipel, comme Mitsubishi par exemple.

Le nucléaire représente actuellement un tiers de l’électricité produite dans le pays. En son absence, le pays devrait sans doute avoir recours à un montant accru d’énergies fossiles et surtout de gaz. Au niveau géopolitique, les Etats-Unis voient d’un mauvais oeil le fait que leur allié abandonne ses compétences en matière atomique, alors que dans le même temps la Chine, au contraire, développe ses connaissances en la matière.

La mise en place d’une autorité de sécurité nucléaire, annoncée cette semaine, a également été largement critiquée. Si le nom et l’organisation a changé, la structure aurait néanmoins récupéré de nombreux anciens de la précédente autorité de contrôle, qui avait été fustigée après l’accident liée à un tsunami.

Les hésitations du gouvernement sur cette question sensible s’expliquent aussi par la perspective d’élections, au printemps prochain. Le thème de l’atome devrait s’avérer décisif dans les urnes, et la coalition au pouvoir risque bien d’être sanctionnée par l’évanescence de ses positions.



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