Le gouvernement fait un petit un geste pour l’agriculture biologique

Le 11 juillet 2011 par Célia Fontaine
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Le crédit d’impôt en faveur de certaines petites exploitations engagées dans l’agriculture biologique est relevé de 2.000 à 2.500 €, a annoncé le gouvernement le 8 juillet dernier.
 
Le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif d’atteindre 6% de la surface agricole de la France en agriculture biologique en 2012, et 20% et 2020. Aujourd’hui, seulement 3%[1] de la surface agricole est concernée, malgré une croissance importante de la demande ces dernières années (dans le JDLE). 845 000 hectares sont consacrés à l’agriculture biologique en 2010 (contre 557 000 ha en 2007).
 
La région Ile-de-France n’est pas particulièrement favorisée en raison de la pression foncière particulièrement élevée, elle affiche un retard avec seulement 1,2% de surfaces bio. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre chargée de l’Écologie et Bruno Le Maire, ministre en charge de l’Agriculture, se sont rendus dans l’Essonne pour annoncer la consolidation de certaines mesures de soutien à la filière.
Il a ainsi été décidé de relever de 2.000 à 2.500 € le crédit d’impôt en faveur des exploitations engagées dans l’agriculture biologique, «pour les petites exploitations qui ne profitent pas ou peu des autres aides à la surface». En outre, les deux ministères renouvellent leur soutien pour 5 ans à l’Agence Bio, le groupement d’intérêt public qui structure les filières bio.
 
 «Avec près de 3,4 milliards d’euros en 2010 contre 1,6 milliard d’euros en 2005, le marché des produits alimentaires biologiques est en plein essor. Grâce à nos efforts pour développer l’offre nationale, nous avons enfin réussi en 2010 à faire diminuer la part des importations à 35,5 % en valeur», a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet.
 
Près de 100 millions d’euros par an sont attribués à la filière par le biais des aides européennes, a rappelé pour sa part Bruno Lemaire. La part nationale des crédits pour la conversion au bio est passée de 4,1 millions € en 2009 à 10 millions en 2010, sur un soutien global de près de 21 millions € (en comptant les aides européennes).
 
France nature environnement (FNE) rappelle dans un communiqué du 8 juillet que l’agriculture biologique est fondamentale pour rapprocher producteurs et consommateurs en zone périurbaine. Or, si la population est très demandeuse, certains projets ont encore du mal à voir le jour. «Le projet de pôle agrobiologique présenté par la Chambre d'agriculture d'Ile-de-France de 100 ha sur les 750 ha de l'ancienne base aérienne de Brétigny sur Orge est remis en question malgré sa pertinence agricole, sociale et environnementale», s’indigne Michel Riottot, Président d’Ile-de-France Environnement.
 
Il ne suffit donc pas de redoubler d’efforts pour répondre à toutes les demandes de conversion à l’agriculture biologique. Il faut également «soutenir les producteurs dans la durée, et encourager les circuits de proximité, en particulier l’introduction d’aliments bio dans la restauration collective», estime FNE.
 
En début d’année, d’autres associations comme le WWF avaient dénoncé la réduction « drastique » du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique dans le cadre de la loi de finances pour 2011. Le crédit est ainsi passé de 3.500 euros sur trois ans à 2.000 € sur deux ans (dans le JDLE).


[1] A titre de comparaison l’Autriche est à 17,4 %, l’Italie à 7,9 % et l’Allemagne à 5,9 %.


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