Le gouvernement fait la chasse aux friches et aux aires à protéger

Le 08 novembre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Compte-rendu du 3e conseil de défense écologique.
Compte-rendu du 3e conseil de défense écologique.
VLDT

L’échéance de la COP Biodiversité accélère la mise en protection des espaces naturels métropolitains et ultramarins.

 

L’énormité de l’annonce de l’abandon du projet Europacity a quelque peu éclipsé les autres sujets évoqués lors du conseil de défense écologique (CFE) du 7 novembre : les friches et les aires protégées.

Sur le premier sujet, les affaires progressent doucement. 2.400 sites ont été recensés par les services publics, a indiqué la ministre de la transition écologique, à l’issue du CFE. Cet inventaire de sites pollués, d’anciens terrains militaires devrait prochainement être mis en ligne, a poursuivi Elisabeth Borne. De quoi intéresser les aménageurs et les promoteurs d’énergies renouvelables!

Un nouveau patron pour l’ONF. Sur proposition du président de la république, l’ancien préfet de Paris Bertrand Munch devrait être nommé directeur-général de l'Office national des forêts, après validation par le Parlement.

Sans transition, les aires protégées. Une année avant l’ouverture de la COP de Kunming (Chine), la France peine à atteindre ses engagements en matière de préservation de la biodiversité. A la suite de la publication du dernier rapport de l’IPBES, le président de la république avait annoncé que 30% des territoires français seraient classés en aires protégés d’ici à 2022, «dont un tiers en protection forte.»

Nous n’y sommes pas tout à fait. «Nous sommes aujourd’hui à 23,9 % de la surface de notre territoire en aires protégées, dont 1,76 % en protection forte», a reconnu Elisabeth Borne. Il va donc falloir cravacher.

Raison pour laquelle, le gouvernement entend créer de nouvelles aires protégées dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). «Ce sont plus de 1,6 millions de km² qui sont mis à l’étude, dont l’essentiel sera placé sous protection forte», a indiqué la ministre.

Les forêts devraient fournir un important bataillon: deux projets en Guyane pour environ 180 000 ha, la mise en protection de 70.000 ha de forêts métropolitaines. A quoi il faut ajouter la création du parc national des forêts en Champagne et en Bourgogne.

Mission forêts. Anne-Laure Cattelot, s’est vu confier une mission par le gouvernement. Dans un délai de 6 mois, la députée LREM du Nord devra faire des propositions pour adapter les forêts françaises aux effets du réchauffement.