Le gouvernement dévoile son plan Méthanisation

Le 29 mars 2013 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le méthaniseur de Moustoir-Remungol a été installé en juin 2010
Le méthaniseur de Moustoir-Remungol a été installé en juin 2010

Les ministres de l’agriculture et de l’écologie ont choisi le charme d’une ferme bretonne pour présenter, ce 28 mars, leur plan en faveur de la méthanisation agricole.

Les grandes lignes du plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (Emaa) avaient déjà été annoncées en conseil des ministres du 27 février (voir JDLE), et notamment l’objectif de créer 1.000 installations d’ici 2020.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), 90 méthaniseurs agricoles fonctionnent dans l’Hexagone. Ceux-ci avalent des résidus de culture, des effluents d’élevage et des déchets agroalimentaires, avec une capacité de traitement de 2.000 à 3.000 tonnes par installation.

«Si la méthanisation s’est aussi peu développée, c’est parce que la rentabilité d’une installation dépend à 20% des subventions fournies par l’Ademe, le conseil régional ou l’UE. En général, une unité représente un investissement de 7.000 à 8.000 euros le kilowattheure installé, soit entre 1,4 et 1,6 M€ pour une puissance moyenne de 200 kW», explique Guillaume Bastide, ingénieur en charge des traitements des déchets organiques à l’agence.

A Moustoir-Remungol, dans le Morbihan, Stéphane Le Foll et Delphine Batho ont annoncé que le dispositif d’achat de l’électricité produite à partir de méthane serait augmenté de 40% pour les effluents provenant de l’élevage.

Un guichet unique devra permettre de simplifier les tâches administratives des agriculteurs et de faciliter le raccordement au réseau électrique.

Des garanties et des prêts seront aussi accordés par la Banque publique d’investissement, mais le gouvernement reste flou sur ce point.

Enfin, un appel à projets «gestion collective et intégrée de l’azote» sera lancé avant la fin de l’année pour favoriser le recours au digestat issu de la méthanisation dans les exploitations agricoles. L’objectif général est en effet de réduire le recours aux intrants chimiques et de substituer à l’azote minéral l’azote issu des effluents d’élevage. Ce dispositif sera doté d’une enveloppe de 10 M€.

Selon le gouvernement, ce plan devrait mobiliser 2 Md€ d’investissements et créer 2.000 emplois pérennes.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus