Le gorille proche de l’extinction

Le 05 septembre 2016 par Romain Loury
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Le plus grand des primates
Le plus grand des primates

Mauvaise nouvelle pour les grands singes: quatre des six espèces sont actuellement «en danger critique d’extinction», a annoncé dimanche 4 septembre l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Dernier venu dans cette catégorie de la Liste rouge, le gorille de l’Est (Gorilla beringei) qui a vu ses effectifs fondre de plus de 70% en 20 ans.

Jusqu’alors considéré «en danger», le gorille de l’Est, qui peuple la République démocratique du Congo, le Rwanda et l’Ouganda, compterait moins de 5.000 individus à l’état sauvage, du fait de la chasse et de la destruction de l’habitat.

Parmi ses deux sous-espèces, c’est chez le gorille de Grauer (Gorilla beringei graueri), ou gorille des plaines orientales, que la baisse est la plus forte (-77%): de 16.900 individus en 1994, la population était estimée à 3.800 en 2015. A l’inverse, l’autre sous-espèce de gorille de l’est, le gorille de montagne (Gorilla beringei beringei), connaîtrait une légère embellie, avec désormais 880 individus.

La Liste rouge de l’UICN comprend trois stades de menace: «vulnérable», «en danger» et «en danger critique», dernière catégorie avant l’extinction. Ils sont précédés de «quasi-menacé» et de «préoccupation mineure».

Selon la Liste rouge de l’UICN, réactualisée à l’occasion du Congrès mondial de la nature qui se déroule jusqu’au 10 septembre à Honolulu (Hawaii), quatre des six espèces de grands singes sont désormais «en danger critique d’extinction». Outre le gorille de l’Est, il s’agit du gorille de l’Ouest, de l’orang-outan de Sumatra et de l’orang-outan de Bornéo. Quant aux deux autres, à savoir le chimpanzé et le bonobo, ils sont encore classés dans la catégorie «en danger».

Zèbre en baisse, panda en hausse

En Afrique, d’autres espèces victime de la chasse voient leur statut se dégrader, de «préoccupation mineure» à «quasi-menacé». Il s’agit du zèbre des plaines (Equus quagga), dont les effectifs sont passés de 660.000 à «à peine 500.000» en 14 ans selon l’UICN, ainsi que de trois espèces d’antilope, le céphalophe à bande dorsale (Cephalophus dorsalis), le céphalophe à ventre blanc (Cephalophus leucogaster) et le céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor).

Du côté des bonnes nouvelles, le panda géant, longtemps symbole de la conservation de la nature, voit son statut s’améliorer (de «en danger» à «vulnérable»), grâce à l’action des autorités chinoises en matière de protection des forêts. Le plantigrade n’est toutefois pas sorti d’affaire: selon l’UICN, «le changement climatique pourrait éliminer, dans les 80 années à venir, plus de 35% des forêts de bambous qui constituent son habitat, et les effectifs de l’espèce devraient donc décliner, perdant ainsi les acquis de ces deux dernières décennies».

Egalement en progrès, l’antilope du Tibet (Pantholops hodgsonii) passe de «en danger» à «quasi-menacée», tandis que deux espèces endémiques d’Australie, le rat architecte (Leporillus conditor) et le wallaby bridé à queue cornée (Onychogalea fraenata) passent, respectivement, de «vulnérable» à «quasi-menacé» et de «en danger» à «vulnérable».

Côté flore, l’UICN profite de son séjour hawaiien pour faire un point sur la riche flore locale, dont 87% des espèces endémiques évaluées par la Liste rouge sont menacées d’extinction. Parmi elles, 105 espèces comptent même moins de 50 individus matures, dont 38 avec moins de cinq individus. En cause, diverses espèces invasives, dont les chèvres, les porcs, les limaces et les goyaviers.



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