Le Giec sous surveillance

Le 02 mars 2010 par Valéry Laramée
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La reprise en main n’aura pas été longue à venir. Lundi 1er mars, l’un des porte-parole du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) a annoncé que l’agence onusienne allait mandater une équipe de scientifiques pour proposer une réforme du fonctionnement du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), le réseau scientifique international chargé d’établir l’état de la science climatique. Interrogé par Reuters, Nick Nuttall a indiqué que le mode de désignation et l’origine de ces experts seraient connus dans les prochaines semaines. Toutefois, devant l’insistance de certains Etats, ces scientifiques ne devraient pas faire partie du Giec. Faisant travailler plusieurs milliers de scientifiques de part le monde, ce Groupe d’experts a été secoué par deux scandales, ces dernières semaines. Au début de l’année, des «hackers» ont mis en ligne une sélection de courriels, volés dans les serveurs informatiques de l’université britannique d’East Anglia. Ces courriers électroniques laissent supposer que certains climatologues ont «arrangé» des données pour parvenir au résultat souhaité. Plus récemment, le rapport d’évaluation du groupe 2 du Giec (sur les impacts des changements climatiques) a fait l’objet de critiques, l’un de ses auteurs ayant écrit, sans s’appuyer sur la moindre étude parue dans une revue scientifique à comité de lecture, que les glaces de l’Himalaya auraient disparu d’ici 2035. Dans un communiqué, mis en ligne lundi, le Giec reconnaît que la constitution d’un comité indépendant d’experts peut constituer la réponse idoine aux critiques formulées ces dernières semaines.


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