Le Giec Normand est lancé

Le 19 décembre 2019 par Stéphanie Senet
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Benoît Laignel co-préside le Giec Normand
Benoît Laignel co-préside le Giec Normand

Réunissant 23 scientifiques, le Giec Normand a officiellement été mis en place le 17 décembre à Rouen, par le président de région Hervé Morin, pour préciser les impacts du réchauffement climatique sur le territoire. Ses premiers travaux sont attendus en juin.

A l’initiative du conseil régional, ce nouveau groupe d’experts n’est pas une première en Normandie. «La métropole de Rouen avait déjà mis en place un Giec il y a deux ans, dans le cadre d’une COP21 locales. Nous avons choisi le terme Giec car on voit toute de suite de quoi l’on va parler», explique Benoît Laignel, l’un des co-présidents du Giec Normand.

Climatologues, hydrologues, écologues, géographes... Le groupe de 23 experts est co-présidé par Benoît Laignel, professeur en géosciences et environnement à l’université de Rouen et membre du Giec international, ainsi que Stéphane Costa, professeur en géographie à l’université de Caen et président du Conseil scientifique de la stratégie nationale de gestion du trait de côte.

 

Climat, littoral et ressources en eau

Ils disposent d’un an environ pour plancher sur 9 sujets précis. A commencer par le climat et ses aléas dans la région, les risques littoraux et les ressources en eau. Trois thèmes qui feront l’objet d’une publication en juin prochain, avec des prévisions aux horizons 2050 et 2100.

 

Biodiversité, air, sols, santé, pêche et conchyliculture

Les autres sujets d’étude sont la biodiversité continentale et marine, la qualité de l’air, l’évolution des territoires (urbains, périurbains et ruraux), les sols et l’agronomie, la santé et la pêche et conchyliculture. Avec des conclusions attendues fin 2020, pour un budget total de 23.000 euros.

 

Nouvelles mesures d’adaptation et d’atténuation

«Notre mission est de réaliser un état de l’art scientifique pour réfléchir, tous ensemble, aux bonnes mesures d’adaptation et d’atténuation à mettre en place au niveau régional», affirme Benoît Laginel. «Certaines mesures prises dans le passé, en s’appuyant sur les conclusions du rapport du Giec international, ne sont pas forcément adaptées au territoire», poursuit-il. Dans la même perspective, la région Nouvelle-Aquitaine avait recruté une centaine de chercheurs autour d’Hervé Le Treut, dont le premier rapport remonte déjà à 2013 et sa mise à jour à 2018.