Le Giec III devrait confirmer ses conclusions de 2001

Le 02 mai 2007 par Claire Avignon
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Du 30 avril au 4 mai, des experts internationaux se réunissent à Bangkok (Thaïlande) pour évaluer les mesures «d'atténuation» que les pays du monde entier sont susceptibles de mettre en place pour limiter les effets du réchauffement climatique.


C'est la dernière étape avant que le rapport global du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ne rende un rapport de synthèse, le 16 novembre prochain, à Valence en Espagne. Début février à Paris, le premier groupe de travail (Giec I) a évalué les bases scientifiques du changement climatique, confirmant le rôle important des activités humaines dans l'évolution du phénomène et prédisant une hausse des températures (de 1,1 à 6,4°C) d'ici 2100. Puis début avril, à Bruxelles (Belgique), des spécialistes du monde entier se sont penchés sur les conséquences de ce réchauffement, d'un point de vue sectoriel (agriculture, industrie, santé, etc.) et géographique.

Désormais, c'est au tour du Giec III (1) d'analyser les centaines d'articles scientifiques qui se sont intéressés aux «mesures d'atténuation» -terme que l'on remplace souvent par son équivalent anglais «mitigation»- possibles pour maîtriser la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère.

Pour la mission interministérielle sur l'effet de serre (Mies), «si le troisième rapport en 2001 annonçait la possibilité d'une réduction de moitié des émissions avant 2020 et ce, avec des avantages directs supérieurs aux coûts directs, le quatrième rapport quant à lui précisera le potentiel économique (coût de la tonne carbone et incidence sur le PIB) des différentes trajectoires d'émissions à moyen et long termes, notamment celui du niveau de stabilisation situé entre 450 et 550 parties par million en volume équivalent CO2 (ppmv éq-CO2) requis pour essayer de contenir le réchauffement climatique à 2°C d'ici la fin du siècle.»

Selon Jean-Charles Hourcade, chercheur au Cired et membre du Giec III, «on a assez peu avancé par rapport au précédent rapport, en 2001. Nous confirmons les mêmes ordres de grandeur sur les réductions potentielles d'émissions de GES et les coûts engendrés par ces dernières, et nous répétons l'intérêt de certains outils comme la taxe carbone pour minimiser l'impact financier.»

Les experts apporteront tout de même leur pierre à l'édification de la politique mondiale sur le changement climatique en insérant une nouvelle partie concernant les pays en voie de développement. «Il est important d'analyser les synergies entre leur développement et le réchauffement», explique ainsi Jean-Charles Hourcade.

D'une manière générale, le Giec III continuera à rester prudent, se gardant de prendre part aux décisions politiques, malgré leur proximité avec le domaine couvert par le Giec III. «Nous avons un rôle d'accompagnement», précise le chercheur du Cired. Toutefois le Giec III devra probablement faire à nouveau face à des pressions politiques, notamment des délégations américaines et chinoises. Déjà, lors de la réunion du Giec II, début avril, les experts avaient dû retarder la présentation de leur rapport final (2). Pour le moment, selon Jean-Charles Hourcade, l'apport des Etats-Unis est «plutôt constructif». Le sera-t-il jusqu'au bout? Réponse le vendredi 4 mai.

(1) Voir l'article du JDLE intitulé La Chine ralentit les débats du Giec

(2) Voir l'article du JDLE intitulé «Le rapport du Giec II publié après d'âpres négociations»




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