Le Giec de la biodiversité est enfin sur les rails

Le 24 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
un budget de quelques millions de dollars pour faire progresser les sciences de la biodiversité. Suffisant ?
un budget de quelques millions de dollars pour faire progresser les sciences de la biodiversité. Suffisant ?

Après 7 ans de discussions, l’acte de naissance de l’IPBES a été signé. Mais le plus dur reste à faire.

On finissait par ne plus y croire. Après 7 années de négociations internationales, l’accord intervenu à Busan (Corée du Sud), en juin 2010 [JDLE], sa confirmation par l’assemblée des Nations unies de décembre 2010, on était sans réelles nouvelle de l’Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES).

Fort heureusement, cette structure appelée à devenir le Giec[1] de la biodiversité est de nouveau sous le feu de l’actualité. Et si possible pour longtemps.

Organisée par le Pnue[2], l’Unesco, le Pnud[3] et la FAO[4], la réunion qui s’est tenue les 21 et 22 avril derniers à Panama city a finalement débouché sur du concret. A commencer par le siège de la future organisation. Celle-ci nichera à Bonn (Allemagne), à quelques encablures du secrétariat de la convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques.

Ce choix ne doit rien au hasard. L’Allemagne ayant été l’un des rares pays à avoir promis de participer au financement de l’IPBES. Chaque année, Berlin devrait allouer 1,3 million de dollars (985.000 euros) au fonctionnement de la nouvelle institution onusienne. Reste à trouver les 3 à 11 M$ (2,27 à 8,33 M€) manquants.

Autre point de l’accord signé par les négociateurs de 90 pays: le programme de travail de ces prochains mois. Les parties prenantes disposent de quelques mois pour déterminer les sujets dont traiteront les rapports de l’IPBES. Ce n’est qu’en 2013, lors de sa première session plénière, que l’organisation déterminera son champ d’action.

En attendant son installation dans l’ancienne capitale allemande, le secrétariat de l’IPBES sera assuré par l’une des agences-sœurs de l’ONU (Pnue, l’Unesco, le Pnud ou la FAO).

Pour mémoire, la principale des missions officielles de l’IPBES est de répondre aux demandes des gouvernements en termes d’information scientifique sur la biodiversité et les services écosystémiques.

 

Les gouvernements exigent aussi de l’IPBES qu’elle identifie et hiérarchise l’information scientifique nécessaire aux décideurs et catalyse la production de nouvelles connaissances. La plate-forme devra aussi conduire des évaluations périodiques de l’état des connaissances en matière de biodiversité et de services écosystémiques ainsi que sur leurs interrelations. Outre la rédaction de ces rapports d’évaluation, l’institution de Bonn devra appuyer l’élaboration et l’exécution des politiques de protection de la biodiversité.

Elle devra enfin hiérarchiser les besoins «pour améliorer l’interface science politique» et fournir un appui au financement des besoins prioritaires. Ce dernier point n’étant pas gagné d’avance.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

[2] Pnue: Programme des Nations unies pour l’environnement

[3] Pnud: Programme des Nations unies pour le développement

[4] FAO: Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus