Le Giec, boussole de la planète pour l’après-Kyoto

Le 12 novembre 2007 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) se réunit du 12 au 16 novembre à Valence (Espagne), où il présentera le résumé de son quatrième rapport auquel 2.500 scientifiques de 130 pays ont contribué. Retour sur l’activité d’un des deux lauréats du prix Nobel de la paix.

Si en 2050, les différents pays du monde réussissent à limiter la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère à 450 parties par million, et à diviser d'au moins de moitié ces émissions, les habitants de la planète devront une fière chandelle au Giec. Créé en 1988 sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) et de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le Giec a en effet pour mission «d'expertiser l'information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l'homme.» Ses rapports d'évaluation sont quasi-unanimement reconnus, par les scientifiques et les décideurs, comme la source d'informations la plus crédible concernant le réchauffement de la planète.

Ces rapports d'évaluation, au nombre de 4, sont les documents les plus importants fabriqués par le panel d'experts. Le premier, publié en 1990, est à l'origine de la création par l'Onu de la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a reconnu l'existence du changement climatique. Le second (1995) a servi de base aux négociations du protocole de Kyoto. Quant au troisième rapport, qui date de 2001, il confirme l'origine anthropique du réchauffement climatique.

Le quatrième et dernier rapport, lui, sera rendu public le 12 novembre à Valence (Espagne). Il servira de base à la conférence sur les changements climatiques qui se tiendra à Bali (Indonésie), début décembre. Lors de cette conférence, le cadre général de l'après-Kyoto, qui expire début 2013, devrait être ébauché. Le document résume les conclusions des trois groupes du Giec qui se sont réunis successivement cette année.

En effet, début 2007, l'actualité a fait la part belle à la réunion du groupe 1, à Paris, qui dressait le bilan 2007 des changements climatiques. Il en attribuait la responsabilité à l'homme avec plus de 90% de probabilité, et évaluait la hausse des températures entre 1,1 et 6,4°C d'ici 2100.

Le groupe 2, lui, qui s'est réuni à Bruxelles en avril, étudiait l'impact socio-économique du changement climatique. Ses conclusions: le réchauffement planétaire ne doit pas dépasser les 2°C par rapport au niveau actuel, sauf à risquer une baisse massive de la biodiversité et de la production agricole, ainsi qu'une montée du niveau de la mer de 4 à 6 mètres.

Le groupe 3, réuni à Bangkok (Thaïlande) en mai, avait pour tâche de dresser la liste des moyens disponibles pour atténuer le réchauffement climatique, et préconisait une baisse de 50 à 85% des émissions de GES à l'orée 2050. Ces objectifs coûteraient entre 0,2 à 3% du PIB mondial et seraient réalisables avec la technologie actuelle.

Le constat et les moyens pour répondre à la crise sont donc clairement établis d'un point de vue scientifique. Reste à savoir comment les décideurs les traduiront d'un point de vue politique.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus