Le gaz ne manque pas d’air

Le 26 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En cette période où les stratèges de la transition vers une économie «bas carbone» sont à la peine, toute contribution à la réflexion est la bienvenue. Et les groupes de pression de tous poils ne se privent pas d’intervenir dans le débat. En février dernier, Egaf, un lobby gazier où l’on retrouve Centrica, ENI, E.ON Ruhrgas, Gazprom, GDF SUEZ, Qatar Petroleum, Shell et Statoil, publie une étude sur le meilleur moyen de réduire de 80% les émissions européennes de GES d’ici 2050.
 
Rédigé par le consultant McKinsey, le rapport affirme qu’en investissant massivement dans le… gaz, l’Europe atteindra son objectif pour un coût très inférieur (jusqu’à 900 milliards d’euros d’économie) à l’investissement dans les renouvelables. Jusque-là, rien que de très normal. L’affaire se corse lorsqu’on lit que les hypothèses de base des rédacteurs se fondent sur des projections faites par l’European Climate Foundation (ECF), une boîte à idées bruxelloise spécialisée dans les questions liant énergies et changement climatique.
 
Stupeur de l’ECF. Dans un entretien accordé au Guardian, l’un de ses responsables affirme que l’étude de l’Egaf repose sur une projection réalisée par le think tank mais biaisée pour répondre aux desiderata du client final. Pire, il indique aussi qu’en trop misant sur le gaz, l’Europe fragilisera sa sécurité d’approvisionnement énergétique et exposera son industrie à la volatilité des prix des précieuses molécules.


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