Le gaz de synthèse sortira de la cuisse de Jupiter 1000

Le 30 mars 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le port de Fos-sur-Mer.
Le port de Fos-sur-Mer.
Port de Marseille-Fos

Comment stocker l'électricité intermittente tout en réduisant les émissions de CO2 industrielles? Le Power to gas est la solution, estiment des entreprises de Fos-sur-Mer.

Trois mois après sa présentation officielle, lors de la COP 21, le projet Jupiter 1000 a officiellement été lancé ce mercredi 30 mars à Fos-sur-Mer. Porté par une palanquée d’industriels et d’institutions[1], il vise tout à la fois à stocker de l’électricité, recycler du CO2 et fournir du gaz de synthèse.

Son principe est simple. De l’électricité d’origine renouvelable actionne des électrolyseurs. Ces appareils produisent de l’hydrogène à partir de l’eau. Hydrogène qui peut être stocké en attendant d’être injecté directement dans les réseaux de gaz naturel ou d’être ‘mélangé’ à du CO2 d’origine industriel, pour reconstituer du méthane de synthèse. Selon GRTgaz, cette technologie pourrait produire 15 térawattheures de gaz par an, à l’horizon 2050.

Hydrogène+ CO2= méthane

Encore dans les limbes, ce système de conversion énergétique va voir le jour sur les quais du port de Fos-sur-Mer. Dès 2017, les partenaires du projet Jupiter 1000 vont entamer la construction du premier système Power to gas tricolore. Moyennant un investissement de 30 millions d’euros, le port de Fos accueillera bientôt une installation de un MWe, composée de deux électrolyseurs de deux technologies différentes: PEM (à membrane d'échange de protons) et alcaline.

L’hydrogène ainsi produit sera consommé par une unité de méthanisation, qui utilisera du CO2 capté dans l’aciérie Ascométal, située à quelques centaines de mètres. Le gaz de synthèse ainsi produit sera injecté dans les réseaux de GRTgaz. L’énergie électrique de ce démonstrateur sera fournie par la Compagnie nationale du Rhône, productrice d’électricité décarbonée.

Le projet Jupiter 1000, qui doit être opérationnel en 2018, s’inscrit dans le cadre de la plate-forme Piicto. Constituée en 2014 par une dizaine d’industriels, ce projet vise notamment à tester de nouvelles solutions énergétiques, mais aussi à mettre en œuvre les principes de l’écologie industrielle (utilisation comme matière première de déchets d’autres industriels).

 



[1] GRTgaz, Atmostat, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Compagnie nationale du Rhône (CNR), Leroux & Lotz Technologies, Port de Marseille Fos, McPhy Energy, Transport et Infrastructures Gaz France (TIGF), Provence-Alpes-Côte d’Azur, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), Kem One, Ascométal, Lyondelbasell, Plate-forme industrielle et d’innovation Caban-Tonkin (Piicto).

 



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