Le gaspillage non alimentaire représente plus de 600 M€ par an

Le 08 avril 2014 par Stéphanie Senet
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Chaque année, des milliers de livres neufs sont envoyés au pilon
Chaque année, des milliers de livres neufs sont envoyés au pilon

Comme l’état de nos poubelles le laissait présager, le gaspillage est loin de ne s’appliquer qu’aux produits alimentaires. Publiée le 7 avril, une étude de l’Agence du don en nature (ADN) montre que les invendus de produits non alimentaires, destinés à la destruction ou au recyclage, représentent 630 millions d’euros par an.

Première du genre, l’étude d’ADN[1] a été publiée à l’occasion de la semaine du don en nature, organisée en France du 7 au 11 avril. Son objectif: identifier les invendus non alimentaires et les possibilités de don offertes aux entreprises.

 

Co-financée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la société Activa Capital, elle distingue les invendus bruts, qui n’ont pas pu être valorisés en interne ni par les canaux habituels (soldes, magasins d’usine, sites internet), des invendus résiduels, restant après avoir parcouru les réseaux traditionnels.

 

Intéressants pour le don, les seuls invendus résiduels représentent 630 M€ par an, soit 5 fois plus que les produits donnés (140 M€).

 

Surtout des livres et des produits d’hygiène et de beauté

 

Ces invendus sont pour l’essentiel constitués de produits de l’édition et du multimédia (287 M€), de l’hygiène et de la beauté (185 M€), et de la vaisselle et de la verrerie (près de 75 M€). Ils sont en général détruits parce qu’ils sont défectueux, périmés ou non conformes à la réglementation, utilisables en l’état mais considérés comme abîmant l’image de la marque, ou parce qu’il existe une forte tradition de recyclage (c’est le cas du livre et du papier).

 

De leur côté, les dons sont surtout constitués de vêtements (35 M€), de produits d’hygiène et de beauté (18,5 M€) et de vaisselle et verrerie (17 M€).

 

Aujourd’hui, seule 1 entreprise sur 3 ou 1 entreprise sur 5, selon les secteurs, a effectivement recours au don. Au total, ADN estime que les dons pourraient être 10 fois plus importants en volume.

 

Réutiliser avant de recycler

 

Permettant la réutilisation des produits, ils s’avèrent enfin plus avantageux que le recyclage sur le plan environnemental, à condition que leur transport ne soit pas démesuré, estime ADN qui a appliqué les critères définis par l’association Bilan Carbone. Une réponse en phase avec la hiérarchie des déchets, fixée par la directive-cadre sur les déchets de 2008. Celle-ci privilégie en effet, par ordre décroissant, la prévention avant la réutilisation, le recyclage, la valorisation et l’élimination.



[1] L’Agence du don en nature a réalisé, entre septembre 2013 et mars 2014, 390 entretiens auprès de fabricants et grossistes (32%) et de distributeurs spécialisés (60%) provenant des secteurs de la chaussure, des vêtements, des produits d’hygiène et de soins, des sous-vêtements, des jeux et jouets, de la vaisselle, des produits de puériculture, des livres et produits culturels, du linge de maison et de la décoration, du papier d’hygiène, du petit et gros électroménager, et des produits d’entretien et de bricolage.

 

 



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