Le Gart présente ses vœux aux candidats aux élections municipales

Le 23 janvier 2014 par Marine Jobert
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Un TER, fer de lance du transport régional.
Un TER, fer de lance du transport régional.
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Candidats aux élections municipales, le Groupement des autorités responsable de transport (Gart) vous a concocté un manifeste intitulé «Engagement pour les transports publics et la mobilité durable». Car, à l’heure du renchérissement du prix des énergies et des pics de pollution délétères pour la santé publique, «les pouvoirs publics ont pour mission d’offrir, là où c’est nécessaire, une alternative à la voiture individuelle par des politiques volontaristes en matière de mobilité durable».

 

S’il plaide pour un «développement des transports en commun du quotidien», le Gart milite également pour une gestion intégrée des politiques d’aménagement et de mobilité dans un contexte d’étalement urbain croissant, synonyme de recours accru à la voiture particulière. L’échelle des schémas de cohérence territoriale (Scot), pierre angulaire de la nouvelle Alur portée par Cécile Duflot, lui paraît la plus pertinente.

 

Plutôt que de les opposer, mieux vaut renforcer les intermodalités entre les différents modes de transport, via une meilleure information du voyageur, une tarification intégrée et une billettique commune à l’échelle régionale. Une vision actée dans la loi récente qui a consacré les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) et qui permet d’allier tous les modes de transport, les usages et les politiques qui les encouragent (auto-partage, stationnement, etc.). Le Gart insiste, évidemment, sur la mini-révolution que constitue la redevance de stationnement.

 

Un axe de réflexion à creuser: le dernier kilomètre de livraison. Car en cas d’inadaptation de l’offre, il est prévu dans la loi de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles (Mapam) que celles-ci pourront «organiser des services publics de transport des marchandises et de logistique urbaine afin de limiter la congestion et la pollution des centres urbains». A charge pour les AOM d’en définir le contenu.

 

De façon plus inattendue et alors que des voix continuent de réclamer leur gratuité, le Gart insiste sur la nécessité de faire reculer la fraude dans les transports en commun. Il faut dire que les Français seraient l’un des peuples «les plus bienveillants au monde» envers cette pratique. Chaque année, ces pratiques coûtent 500 millions d’euros aux collectivités. Le Gart réclame que les autorités organisatrices de transport bénéficient de plus de latitude dans la fixation du montant des amendes. Une demande d’autant plus légitime, estime le lobby du transport public, que la contribution des usagers ne couvre que 17% des besoins de financement des transports en province. Et les augmentations tarifaires sont souvent inférieures à l’inflation. Le Gart plaide pour des tarifs sociaux, adaptés aux revenus des personnes et non à leur seul statut.                 

 

Le nerf de la guerre –le financement- est soumis aux aléas économiques. Si les collectivités publiques consacrent déjà 24 Md€/an pour assurer le droit au transport pour tous, ces budgets sont très dépendants du versement transport (VT), impôt assis sur la masse salariale des entreprises et des administrations de plus de 9 salariés. Bien qu’il représente 46% en moyenne du budget transport des collectivités, «il ne suffit plus à financer l’investissement et l’exploitation des réseaux de transport collectif», déplore le Gart. Pour autant, il ne faudrait pas y toucher –notamment dans la perspective de la mise en œuvre, un jour, de la taxe écologique- puisqu’à l’image de la taxe carbone «le rendement d’une telle taxe est décroissant avec le comportement vertueux de la population alors que la demande de transport publique, elle, serait croissante».

 

Enfin, le Gart rappelle le caractère non délocalisable des emplois liés aux transports: 600.000 emplois directs et indirects dans les transports collectifs français. D’autant plus dans un contexte où la plupart des constructeurs de matériel roulant se situent sur le territoire national et que les sous-traitants malmenés de l’industrie automobile pourraient aisément être «recyclés» par le secteur des transports collectifs.

 



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