Le G8 s’annonce mal

Le 31 mai 2005 par Enerpresse
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Les doutes sur la réussite du prochain sommet du G8 s’installent. Pour preuve, la «fuite» d’un projet de communiqué final de la réunion, qui doit pourtant s’achever le 8 juillet prochain.

Mis en ligne en fin de semaine dernière sur un site écologiste, le document (reconnu comme authentique mais «obsolète» par le 10 Downing Street) s'avère très décevant pour ceux qui espéraient que la réunion relance la lutte contre le changement climatique. Long de 15 pages et daté du 3 mai, ce «draft» ne contient que peu de mesures concrètes. Pourtant, les représentants des huit pays les plus industrialisés reconnaissent qu'il y a urgence. «Notre planète se réchauffe. Le changement climatique est une grave menace à long terme qui peut toucher n'importe quelle région du monde. Et nous savons qu'en accroissant la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, les activités humaines contribuent à ce réchauffement. C'est un problème auquel nous devons nous attaquer»,écrivent les membres du G8 au début du projet de communiqué.

Si l'introduction est séduisante, la suite l'est beaucoup moins. Exemples d'actions préconisées : l'AIE devrait lancer un programme de recherches sur l'efficacité énergétique dans le bâtiment ; les gouvernements pourraient fixer des objectifs de vente de véhicules peu polluants ; les banques multilatérales et les agences nationales de coopération seront appelées à considérer davantage les critères énergétique et climatique dans les projets qu'ils financeront à l'avenir. Par ailleurs, divers fonds pourraient être créés, notamment pour étudier la capacité de stockage du carbone des sous-sols des pays en développement (on appellera ça du transfert de technologies propres, sans doute) ou pour financer des recherches sur les technologies permettant de réduire les émissions de GES. Cerise sur le gâteau, le G8 pourrait octroyer une aide au secrétariat exécutif des MDP, qui peine à valider les centaines de projets qui lui sont soumis. Souvent évoqué par les gouvernements les plus riches, le nucléaire fait figure de grand absent du texte. Il est pour l'instant entre parenthèse, dans le chapitre consacré aux énergies du futur. Décevant, ce texte l'est assurément. Mais en facilitant très probablement sa publicité, le gouvernement britannique entend faire pression sur les négociateurs américains, par ONG et presse interposées. Une action qui a d'ores et déjà commencé. Mais seulement de ce côte-ci de l'Atlantique.




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