Le G8 n’a pas abouti à un accord chiffré sur le climat

Le 08 juin 2007 par Bérangère Lepetit
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Comme le souhaitait les Etats-Unis, aucun accord chiffré n’a été fixé, jeudi 7 juin, au terme des discussions des puissances du G8 sur le climat. Les dirigeants européens ont pourtant salué un «accord inespéré».Comme le souhaitait les Etats-Unis, aucun accord chiffré n’a été fixé, jeudi 7 juin, au terme des discussions des puissances du G8 sur le climat. Les dirigeants européens ont pourtant salué un «accord inespéré».

Certes, certains pays ont exprimé, jeudi 7 juin, lors du sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne), leur volonté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50% d'ici 2050. Mais aucun engagement n'a formellement été pris par les 8 plus grandes puissances industrielles qui contribuent à elles seules à 40% des émissions de GES de la planète. Les Etats-Unis sont donc parvenus à leurs fins: empêcher toute définition d'objectifs chiffrés.

Au terme des discussions, les dirigeants européens ont pourtant affiché unanimement leur satisfaction. «En termes d'objectifs, nous avons adopté un langage clair qui reconnaît que la hausse des émissions de CO2 doit être d'abord enrayée, puis suivie d'importantes réductions», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel. Le président français Nicolas Sarkozy, qui avait pourtant déclaré mardi 5 que les objectifs chiffrés «n'étaient pas négociables», a lui aussi parlé «d'accord inespéré». Quant au Premier ministre britannique Tony Blair, il a salué l'accord comme un «grand pas en avant», tandis que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, saluait une «réelle souplesse» de la part de George W. Bush.

Sur le papier, il est vrai, l'engagement du présdent, bien que non chiffré, est le plus ferme qu'aient jamais pris les Etats-Unis. Rappelons que George W. Bush a toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto, qui fixait des objectifs chiffrés à l'horizon 2012 pour les signataires, au motif que des pays tels que la Chine et l'Inde n'étaient tenus par aucune obligation.

L'association Greenpeace a immédiatement manifesté son insatisfaction. «C'est vraiment trop peu», a déclaré Jörg Feddern, l'expert de Greenpeace sur les questions climatiques. «Ce dont nous avons besoin, ce sont des objectifs contraignants. Tout autre chose n'est pas un succès, on repousse simplement les problèmes», a-t-il ajouté.

Reste justement à voir ce qui se décidera «à l'avenir», à la conférence de Bali (Indonésie) qui se tiendra en décembre 2007. Le G8 s'est mis d'accord pour achever la négociation de Bali «en 2009».




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