Le G7 s’engage à décarboner l’économie

Le 08 juin 2015 par Stéphanie Senet
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Angela Merkel n'a pas caché la difficulté des négociations
Angela Merkel n'a pas caché la difficulté des négociations

Réunis au château d’Elmau, en Bavière, les pays membres du G7[1] ont conclu leur sommet en déclarant «qu’une diminution importante des émissions de gaz à effet de serre et une décarbonation de l’économie étaient nécessaires au cours de ce siècle».



[1] Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada

 

Contre toute attente (voir JDLE), les 7 premières puissances mondiales se sont même engagées sur des objectifs chiffrés situés en haut de la fourchette, en annonçant «une réduction de 40% à 70% des émissions de GES en 2050 par rapport à 2010», «dans le cadre d’une politique mondiale». Les dirigeants se sont aussi entendus pour «faire leur part pour parvenir à une économie mondiale sobre en carbone à long terme».

Si ces objectifs étaient approuvés par les pays européens du G7 (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni), conformément à l'engagement de l’UE de réduire de 40% ses émissions de GES dès 2030 (par rapport à 1990), le Japon et le Canada, qui s’appuient fortement sur le charbon, étaient plus réticents. Normal: leurs émissions ont sensiblement progressé entre 1990 (année de référence de l’ONU) et 2010, faisant bondir de 5% les émissions carbonées des 7 pays les plus industrialisés.

Hôte de la COP 21, le président français François Hollande s’est félicité de ces engagements «ambitieux et réalistes», qui «entrouvrent la porte de la fin de l’ère fossile». Le président américain Barack Obama s’est également réjoui d’une position permettant d’espérer un accord solide à Paris en fin d’année. Hôtesse du sommet du G7 des 7 et 8 juin, la chancelière allemande Angela Merkel n’a pas caché que cette déclaration résultait de «négociations difficiles».

L’objectif est toutefois inférieur aux recommandations du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec). Dans la feuille de route de Bali, publiée en décembre 2007, les climatologues estimaient que, pour stabiliser le réchauffement à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, les pays les plus industrialisés devraient réduire leurs émissions de GES de 80 à 95% entre 1990 et 2050.



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