Le G19, nouveau leader climatique?

Le 10 juillet 2017 par Marine Jobert
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Le G20 déraille de sommet en sommet.
Le G20 déraille de sommet en sommet.

Unité de façade. Etats-Unis isolés. Engagement à développer. Le sommet des 20 Etats les plus riches qui s’est tenu en Allemagne a entériné le renoncement climatique des Etats-Unis. Emmanuel Macron accueillera mi-décembre en France un sommet sur le financement.

Une nouvelle géopolitique du climat continue à prendre forme, avec des Etats-Unis de plus en plus isolés. Dans le communiqué final du sommet du G20, qui s’est tenu à Hambourg (Allemagne) les 7 et 8 juillet, c’est un front à 19 Etats+1 qui s’est dessiné un peu plus encore depuis l’annonce par les Etats-Unis de leur sortie de l’Accord de Paris en 2020. Avec d’un côté, ceux qui se sont engagés sur un plan sur le climat et l’énergie. Et de l’autre, un Etat qui, tout en affirmant soutenir une baisse des émissions, entend miser sur les énergies fossiles et ne pas transiger sur sa croissance économique.

Tous à Paris le 12 décembre 2017. C’est l’invitation lancée par Emmanuel Macron aux dirigeants mondiaux, deux ans après la conclusion de l’Accord de Paris, pour un sommet d’étape consacré à la mobilisation des financements privés et publics promis en décembre 2015 et à l’identification des projets concrets à soutenir.

La Turquie menaçante

Est-ce un succès diplomatique réel? Sur le papier, les 19 ont affirmé «l’irréversibilité» de l’Accord de Paris, façon de ne pas laisser d’autres têtes dépasser du rang. Las. Quelques heures après avoir parachevé le texte final et alors qu’il n’avait pas encore quitté l’Allemagne, Recep Tayyip Erdogan a menacé de ne pas faire ratifier l'Accord de Paris par le Parlement turc s'il n'obtenait pas des conditions plus favorables, enfonçant un coin dans la fragile unité.

Trop d’optimisme?

Définitivement ‘out’, les Etats-Unis? Tout en actant officiellement le retrait étasunien, certains gouvernants se sont laissés aller à espérer... «Je ne désespère jamais de convaincre», a déclaré samedi Emmanuel Macron. Angela Merkel, quant à elle, a affirmé «ne pas partager» cet optimisme. Et Jean-François Julliard, de Greenpeace France, a estimé que c’était bien d’être optimiste, «mais à un moment donné, cela devient de la naïveté. Oui, les Etats-Unis peuvent revenir dans l’Accord de Paris, mais là, concrètement, les Etats-Unis se désengagent».

 

 

 



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