Le fret maritime lèvera-t-il l’ancre carbonique?

Le 19 avril 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le trafic maritime est responsable de 3% des émissions anthropiques de GES.
Le trafic maritime est responsable de 3% des émissions anthropiques de GES.
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L'OMI prépare sa stratégie climatique.

C’est depuis les docks de Londres que le phare de la décarbonation pourrait guider cargos et paquebots. Ce lundi 18 avril s’est ouverte, à Londres, la 69e réunion du comité de protection du milieu marin (MEPC 69) de l’Organisation maritime internationale (OMI).

Au menu des discussions: la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des navires commerciaux. Un sujet jusqu’à présent tabou pour l’OMI. Depuis 1997, le protocole de Kyoto impose à l’agence spécialisée de l’ONU d’aider les pays de l’annexe 1 à réduire les émissions carbonées du transport maritime. Tenue par les armateurs, l’OMI ne s’est jamais beaucoup intéressée au sujet. Mais ça, c’était avant la COP 21.

Marché de quotas

Conclu en décembre dernier, l’accord de Paris fixe à 2°C, voire à 1,5 °C, le niveau de réchauffement planétaire pour la fin du siècle. Ce qui oblige tous les secteurs à réduire leurs émissions de GES. Or le texte adopté sous la présidence de Laurent Fabius ne mentionne pas les secteurs des transports aérien et maritime. Raison pour laquelle l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) doit publier, dès septembre, son plan de bataille climatique.

Subissant les mêmes pressions que le transport aérien, l’OMI semble décider à bouger. Le MEPC 69 devrait adopter une résolution visant à fixer un objectif de réduction des émissions (l’équivalent sectoriel des INDC nationales). Un préalable à la mise en œuvre d’un mécanisme de marché, sorte de marché mondial des quotas d’émissions marines.

Assurant 90% du transport mondial de marchandises, cargos et pétroliers émettent un peu moins de 3% des émissions anthropiques de CO2. Soit à peu près autant que le Japon ou l’Allemagne. Au rythme actuel de croissance du trafic maritime, le bilan carbone des navires de commerce pourrait s’alourdir de 50 à 250% d’ici à 2050, estime l’IMO.



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